Impôts: comment moins payer sur vos revenus locatifs ?

La plupart des charges courantes peuvent être déduites des revenus provenant des biens en location, à condition d’opter pour le régime réel.

Parmi les charges qui peuvent être déduites, les rémunérations des gardiens et concierges et tous les frais engagés pour la gestion du bien. Crédit : IStock.

Les revenus de location nue sont imposés au barème de l’impôt sur le revenu, comme revenus fonciers, et 17,2% de prélèvements sociaux s’y ajoutent. Si les revenus des loyers ne dépassent pas le seuil de 15 000 euros par an, il est possible de choisir le régime simplifié du micro-foncier, ce qui donne droit à un abattement forfaitaire de 30%. Le fisc taxe alors à 70% les loyers, sans considération sur le montant des charges. Cependant, si les charges réelles n’excèdent pas 30% des revenus locatifs, ce système est pénalisant. L’autre option à envisager est le régime réel, obligatoire si les loyers dépassent les 15 000 euros annuels : dans ce cas, vous pouvez retrancher des loyers le montant réel des charges courantes et de certains travaux payés dans l’année, précise lerevenu.com.

Parmi les charges qui peuvent être déduites, on retrouve les rémunérations des gardiens et concierges et tous les frais engagés pour la gestion du bien, par exemple les honoraires et les commissions versés à un administrateur immobilier, ou encore à une agence de location, un avocat voire à un expert en cas de différend avec un locataire. Comme pour toutes les autres charges, elles doivent avoir été engagées pour l’acquisition et la conservation des revenus et avoir été réglées dans l’année pour être déductibles. Il est impératif de pouvoir justifier ces dépenses dans leur nature et leur montant, en conservant les factures ou encore les contrats de prêts, pendant au moins trois ans. Il existe d’autres types de charges déductibles, les primes d’assurance se rapportant au bien donné en location, quel que soit le risque assuré.

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Vigilance sur le poste « travaux »

Par ailleurs, l’ensemble des provisions payées au syndic peuvent également être déduites : il s’agit des dépenses courantes pour la maintenance ou encore pour l’administration des parties communes ou encore des dépenses pour des travaux. Seules les charges incombant en tant que propriétaire sont déductibles. Les charges récupérables auprès du locataire, comme le chauffage, l’électricité ou encore l’entretien de l’ascenseur et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ne sont pas déductibles. La taxe foncière, les intérêts d’un emprunt, ou encore une avance sur un contrat d’assurance vie liée à l’achat, la construction ou les travaux effectués sur le bien peuvent aussi être déduits. Toutefois, si certaines dépenses de travaux peuvent être déduites, il faut être vigilant sur le poste « travaux », prévient lerevenu.com, car tout n’est pas admissible.

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