Les entreprises installées en France paieront moins d’impôts de production

Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, a annoncé une baisse de 20 milliards d’euros des impôts de production pour les entreprises installées en France.

Les régions ne paieront pas la contrepartie de la baisse des impôts de production. Crédit: iStock.

Les impôts de production payés par les entreprises installées en France vont baisser en deux fois : 10 milliards d’euros en 2021 et 10 milliards d’euros en 2022, soit 20 milliards d’euros au total. Une annonce faite sur France 2 par nul autre que Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, mercredi 15 juillet. Cette baisse est demandée depuis longtemps par le secteur de l’industrie. L’objectif est de favoriser l’installation d’entreprises sur le territoire français, et pour cela, « il ne faut pas qu’elles paient, avant même qu’elles fassent des bénéfices, cinq fois plus d’impôts de production qu’en Allemagne », a précisé le ministre, avant d’ajouter : « Produire en France sera moins cher, c’est aussi simple que ça ».

Le ministre défend la relocalisation de l’industrie française. Le produit annuel de ces impôts représente plus de 70 milliards d’euros. Le ministre de l’Economie n’a pas précisé quel impôt serait allégé, mais la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) devrait baisser significativement et la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) aussi. Pour les industriels, ces impôts de production nuisent à leur compétitivité. Ils incluent également la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe sur le foncier bâti.

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40 milliards d’euros consacrés à l’industrie

Bruno Le Maire est aussi revenu sur cet allègement des impôts de production sur France Inter, jeudi 16 juillet, affirmant que les régions ne paieraient pas sa contrepartie. Par ailleurs, il a réaffirmé l’intérêt à soutenir des fleurons économiques comme Air France, sans parler de renationalisation. Mercredi 15 juillet, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un plan de relance de 100 milliards d’euros à la rentrée, dont 40 milliards consacrés à l’industrie. « Nous sommes aujourd’hui trop dépendants de nos partenaires extérieurs et insuffisamment présents sur certains secteurs stratégiques » a déclaré le chef du gouvernement lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale.

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