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Les impôts ont baissé de manière équitable entre les ménages et les entreprises en quatre ans

La baisse des impôts répartie entre 2018 et 2021 est la plus forte enregistrée en vingt ans selon Bercy.

L’ampleur est inédite : les impôts ont baissé de manière exceptionnelle en France entre 2018 et 2021, de plus de 45 milliards d’euros, selon les derniers chiffres du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, révélés par Les Echos. Selon les calculs de Bercy, la chute est répartie équitablement entre les ménages avec 22 milliards et les entreprises avec 23,2 milliards d’euros. « C’est la plus forte baisse d’impôt en France depuis vingt ans », avait déclaré le 17 septembre le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire. Pour les ménages, la suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales pèse le plus dans la balance, avec une économie de 12,6 milliards d’euros. A la fin de l’année, 80% des foyers seront concernés par cette suppression et les 20% restant, soit les plus riches, le seront l’an prochain.

Stabilité fiscale pour les deux ans à venir

De plus, la réforme du barème de l’impôt sur le revenu représente une baisse de cinq milliards d’euros. La décision d’alléger les impôts des particuliers a été prise après le grand débat national, organisé en 2019 pour répondre au mouvement des « gilets jaunes ». La crise sanitaire ne provoque pas de changement de cap pour le gouvernement qui miserait sur la stabilité fiscale dans les deux ans à venir. 

La réforme de 2018 sur la taxation du capital – instauration du prélèvement forfaitaire unique à 30% et transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) – a permis un allègement de cinq milliards d’euros en tout.

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Baisse des impôts de production de 10 milliards d’euros

Avec la crise liée à la pandémie de Covid-19, le gouvernement a revu ses priorités et instauré des mesures pour soutenir les entreprises, durement impactées par l’arrêt de leur activité pendant plus de deux mois. En tout, le montant des exonérations patronales s’élève à 4,4 milliards d’euros pour les secteurs les plus en crise, relèvent encore Les Echos. Les impôts de production des entreprises baisseront de 10 milliards d’euros l’an prochain, pour soutenir en priorité les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les petites et moyennes entreprises (PME). En 2022, toutes les entreprises devraient connaître une baisse d’impôt sur les sociétés : le taux devrait s’élever à 25%. Une mesure qui représente 8,2 milliards d’euros sur quatre ans, précise encore le quotidien.