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Fiscalité : la France arrive en tête des pays européens qui prélèvent le plus de charges aux salariés

Avec l’Autriche, la France est le dernier pays européen à « libérer » ses citoyens du poids des prélèvements obligatoires, ce lundi 19 juillet.

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Crédit : iStock.

En matière de fiscalité et de cotisations sociales, la pression est lourde sur les salariés moyens français. Ce lundi 19 juillet marque le jour symbolique de « libération fiscale et sociale » des Français, qui sont donc les derniers à être « libérés » en Europe, avec les Autrichiens. Cette date, la même qu’en 2019 et 2020, a été fixée grâce aux données d’EY et l’étude est publiée par l’Institut économique Molinari pour la douzième année consécutive. Toutefois, le poids des prélèvements obligatoires a baissé en France depuis 2018, année où le jour de « liberté » était le 27 juillet. Juste avant la France, se trouve la Belgique, qui a « libéré » ses salariés le 16 juillet. En juillet, il y a aussi l’Italie (le 7) et l’Allemagne (le 3). La majorité des 27 pays de l’Union européenne a dédouané ses citoyens de la pression fiscale et sociale au mois de juin, selon ce classement.

Les calculs permettant de fixer ce jour de « libération fiscale et sociale » ont été réalisés à partir du « salaire complet » (appelé aussi « super brut ») payé par l’employeur au titre du salarié, puis à partir des cotisations sociales patronales et du salaire brut. Ensuite, les cotisations salariales, l’impôt sur le revenu et la TVA ont été déduites afin de parvenir au pouvoir d’achat réel du salarié. Ce sont les salariés qui financent ainsi intégralement ces prélèvements obligatoires, ce qui réduit leur pouvoir d’achat.

Utiliser son pouvoir d’achat

L’institut a ainsi mesuré « le coût réel des services publics et de la sécurité sociale pour un salarié moyen célibataire et sans enfant ». Et au lieu de communiquer des pourcentages, il rapporte le calcul sur une année pour « déduire le moment à partir duquel un salarié moyen recouvre la liberté d’utiliser, comme il veut, son pouvoir d’achat, en consommant ou épargnant », détaille la synthèse de l’Institut économique Molinari. En clair, le salarié paie les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu et la TVA jusqu’au 19 juillet pour financer la dépense publique en France.

Dans l’Union européenne, le taux réel d’imposition du salarié est de 44,5% en 2021, relèvent les auteurs de l’étude. Il est en baisse de 0,15% par rapport à 2020 et de 1,10% par rapport à 2014, considérée comme une année record. Les gouvernements des 27 n’ont globalement pas choisi d’augmenter la fiscalité en 2021, malgré la crise sanitaire et les déficits abyssaux. L’étude aborde d’autres sujets concernant la pression fiscale en France, notamment à propos des retraites, de l’éducation et la formation.