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Fiscalité moins attrayante, Covid-19… Le Portugal séduit moins de retraités étrangers

Pour rester dans la course face à la Grèce et à l’Italie, le Portugal tente de mettre en avant des destinations méconnues des étrangers.

Portugal
©Istock.

Le Portugal a moins la cote. L’ex-eldorado fiscal est désormais la cinquième destination préférée des retraités. Depuis l’an dernier, le régime fiscal prévoit que la retraite versée par un pays étranger soit soumise à un impôt forfaitaire de 10%. Depuis 2013, ils n’étaient pas imposables du tout pendant dix ans. « Deux tiers des Français qui avaient prévu de venir au Portugal, ont finalement abandonné leur projet », explique au Figaro Cesar de Brito, président de De Brito Properties, un réseau immobilier franco-portugais installé au Portugal depuis 2014. Si les retraités modestes sont moins nombreux, les anciens cadres supérieurs se font également plus rares.

Alors pour tenter de se démarquer de l’Italie et de la Grèce, le pays mise sur son coût de la vie. Il « est 25% moins élevé qu’en France. Le pays est l’un des plus sûrs au monde, avec une douceur de vivre qui rappelle la France des années 70, nous disent certains de nos clients », assure Cécile Gonçalves. Pour la fondatrice de l’agence Maison au Portugal, le pays reste compétitif. Il peut aussi compter sur ses prix immobiliers, moins élevés qu’en Espagne où le prix moyen d’une maison avoisine les 337.757 euros, contre 262.792 euros au Portugal, d’après le réseau immobilier transfrontalier indépendant d’Europe Casafari.

Une fiscalité plus avantageuse en Grèce et en Italie

Les agents immobiliers promeuvent également des destinations méconnues des étrangers. Mais l’évolution fiscale ne serait pas l’unique frein à l’installation de retraités étrangers. Le Covid ralentit, voire bloque, les projets immobiliers. « Nous avons eu moins de demandes pour une installation cet été. Les acheteurs attendent car ils ont des doutes liés à une éventuelle quatrième vague de Covid », précise Cécile Gonçalves au Figaro.

Mais certains retraités peuvent désormais réfléchir à d’autres destinations ensoleillées, comme la Grèce et l’Italie. Depuis un an, la République hellénique a fixé à 7% le taux forfaitaire d’imposition des retraites des étrangers, pendant 15 ans. Le pays peut également se prévaloir d’un coût de la vie inférieur à la France et de prix immobiliers attractifs. Il faut ainsi compter entre 3.500 et 4.000 euros le mètre carré à Glyfada ou Voula, deux cités balnéaires cotées situées à peine à 30 minutes d’Athènes. Si pour le moment la Grèce reste une destination confidentielle, elle a une belle carte à jouer. Sans doute même meilleure que l’Italie. Car si cette dernière propose une fiscalité aussi avantageuse que celle de la Grèce, les conditions pour en bénéficier sont plus restrictives puisqu’il est impératif de s’installer dans une commune de moins de 20.000 habitants au sud du pays.