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Plus de la moitié des Français s’attendent à une hausse des impôts sur le revenu

Malgré les annonces de l’exécutif, les contribuables s’attendent à une augmentation des impôts pour combler le déficit des dépenses publiques, dû au « quoi qu’il en coûte » instauré par le gouvernement en raison de la crise sanitaire.

impôts
Crédit : iStock.

Malgré les récentes affirmations de l’exécutif de ne pas augmenter les impôts des Français, l’inquiétude demeure. Ils sont nombreux à s’attendre à une hausse de la fiscalité dans les mois à venir : 61% pensent que les impôts locaux, surtout la taxe foncière, vont augmenter, et 51% sont certains de la hausse des impôts sur le revenu. C’est ce que révèle un sondage OpinionWay-Square pour Les Echos et Radio Classique, publié le 19 juillet. « Même si (le président de la République) Emmanuel Macron a encore dit la semaine dernière qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts, la parole gouvernementale ne semble pas crédible dans ce domaine », commente Frédéric Micheau, directeur général adjoint de l’institut de sondage. Les personnes interrogées craindraient un « retour de bâton après l’élection présidentielle », selon l’expert.

Les Français s’attendent à payer le « quoiqu’il en coûte » appliqué depuis le début de la crise sanitaire. Pourtant, le gouvernement affirme avoir fait baisser les impôts d’au moins 50 milliards d’euros sur l’ensemble du quinquennat, précisent nos confrères. Si les sondés s’attendent à une augmentation de la fiscalité, ils sont moins de la majorité à anticiper une hausse de la TVA (43%). La même proportion, soit 43%, pensent que les impôts des entreprises seront en hausse. A l’inverse, 10% affirment qu’ils vont baisser et 46% qu’ils vont rester stables.

Moins pessimistes ?

En revanche, ils sont moins nombreux à être pessimistes sur la situation économique de la France. 55% des personnes interrogées pensent qu’elle va se dégrader dans les mois qui viennent, soit 25 points de moins qu’en décembre 2020, note le quotidien Les Echos. Ils sont 21% à être optimistes, un chiffre en hausse, puisqu’ils n’étaient que 5% en janvier dernier. Un peu moins de la moitié juge (47%) cependant que la relance économique n’est pas encore là, même si 25% estiment que le plus dur est passé. La rentrée de septembre pourrait être tendue pour une grande majorité des sondés : 86% estiment qu’il y aura des conflits sociaux à l‘automne.