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Impôts : attention aux faux remboursements !

Une nouvelle tentative d’escroquerie est utilisée par les cybercriminels : un faux remboursement du vaccin contre le Covid-19. Attention aux arnaques.

Piratage
Crédit : Istock.

Un « remboursement d’impôt Vaccin contre le coronavirus ». C’est la nouvelle tentative d’escroquerie qui est pointée du doigt par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Le message commence ainsi : « Après les derniers calculs annuels de l’exercice de votre activité, nous avons déterminé que vous êtes admissible à recevoir un remboursement d’impôt Vaccins contre le coronavirus (COVID-19) de 375,39 euros », envoyé le mercredi 11 août à un citoyen français, raconte Le Figaro. L’e-mail est à entête de la DGFiP, un lien invite même le contribuable à cliquer dessus pour être redirigé vers un faux site du fisc. Ensuite, il doit remplir ses identifiants, et c’est ainsi que les données bancaires sont récoltées par les cybercriminels. Ils transfèrent ensuite de l’argent sur un autre compte.

Face à la recrudescence de ce type de message, la DGFiP a publié sur sa page d’accueil un message, intitulé « Attention aux arnaques ! ». Il y a plusieurs moyens de savoir si un message de ce type provient réellement du fisc ou s’il s’agit d’une tentative d’escroquerie. Il faut d’abord vérifier l’adresse e-mail d’expédition : ils doivent avoir comme nom de domaine @dgfip.finances.gouv.fr. D’autres types d’arnaques continuent de sévir, notamment au numéro surtaxé. Certains sites renvoient vers ces numéros, faisant croire qu’il s’agit du numéro des centres des finances publiques. Or, les vrais numéros commencent ou par 01, 02, 03, 04 ou 05 en fonction du lieu, ou bien il s’agit du numéro unique non surtaxé 0 809 401 401.

Faux formulaire à remplir

La DGFiP rappelle aussi que des escroqueries par courriel sévissent depuis la fin du mois de juin, visant particulièrement les entreprises. Des courriels envoient de faux formulaires à remplir, usurpant encore une fois les adresses du fisc. Il faut être très vigilant quant au contenu du message, aux fautes d’orthographe ou si l’e-mail demande les coordonnées bancaires. Plusieurs conseils sont donnés sur la page internet de la DGFiP. Par rapport à 2019, la cybercriminalité a été multipliée par quatre en 2020, rapporte Le Figaro, qui a consulté le nombre d’interventions réalisées par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi).