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Impôts : faut-il craindre un « coup de massue fiscal » en 2022 ?

Les investissements prévus dans la dernière version du budget 2022, présentée en Conseil des ministres mercredi 22 septembre, font ressurgir le spectre d’une hausse des impôts.

impôt

La sortie du « quoi qu’il en coûte » se concrétise. Mercredi 22 septembre, le gouvernement présentera son dernier projet de loi de finances pour 2022 en Conseil des ministres, dans un contexte de reprise économique dynamique : l’OCDE a revu à la hausse la croissance en France à 6,3% en 2021 et 4% en 2022. « On a retrouvé le niveau d’emploi de la fin 2019 et on n’a pas augmenté les impôts », renchérit Laurent Saint-Martin, rapporteur du budget, cité par Le Parisien. Mais certains jouent déjà les Cassandre, anticipant les retombées pour les Français, notamment en termes d’impôts, des investissements prévus.

Pas de hausse d’impôts maintient le gouvernement

« Il faudra rassurer les Français sur le fait que Macron ne leur mettra pas un coup de massue fiscal, si le président est réélu », reconnaît un dirigeant de la majorité dans les colonnes du quotidien. De fait, le plan d’investissement de 20 à 30 milliards inscrit dans ce projet de loi de finances, entre autres mesures, a de quoi susciter des craintes. D’autant plus que le gouvernement a d’autres ambitions à financer : revenu d’engagement pour les jeunes, déblocage d’une enveloppe de 500 millions d’euros pour le ministère de l’Intérieur, prime de 100 euros mensuels pour les sages-femmes ou encore revalorisation du chèque énergie. Du côté de l’Élysée, on continue toutefois d’assurer qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts, souligne Le Parisien. 

Des réformes de structures

L’opposition, elle, reste dubitative. « On nous avait présenté Emmanuel Macron comme un économiste hors pair, or, il fait n’importe quoi avec les comptes publics. Il y a un moment où tout ça va retomber, les Français devront le payer au centuple », assure Sébastien Chenu, député du RN, cité par le quotidien. Ce que confirme un député interrogé par RTL, arguant que la France « n’a aucune économie pour financer » les divers investissements annoncés, notamment pour le plan « Marseille en Grand ». Mais le gouvernement affirme vouloir privilégier des « réformes de structures » à une augmentation des impôts, rapporte Le Parisien, dont celle des retraites, pour s’approvisionner.