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L’examen du PLF 2022 démarre à l’Assemblée

L’Assemblée nationale entame lundi après-midi la dernière saison budgétaire du quinquennat, avec un projet de loi de finances pour 2022 lourd de dépenses et investissements post-crise mais encore incomplet, et que les oppositions dénoncent comme trompeur.

      

Top départ pour l’examen du PLF 2022. Mais sans deux importants volets qui manquent à l’appel : le plan d’investissement promis par Emmanuel Macron pour bâtir la France de 2030 et qu’il dévoilera mardi, et le « revenu d’engagement » pour les jeunes, encore nimbé d’incertitudes.

Sur ce point, toujours en cours d’arbitrage, le gouvernement pourrait revoir à la baisse ses ambitions et privilégier un « contrat d’engagement » recentré sur 500.000 jeunes de 16 à 25 ans (plutôt qu’1 million évoqué au départ), les plus éloignés de l’emploi et des études.

Faute de temps, cela « pourrait atterrir sur une simple extension de la garantie jeunes », estime une source gouvernementale, soit un dispositif d’accompagnement déjà existant, avec une allocation d’environ 500 euros.

Amendements

Le gouvernement entend compléter le projet de budget par amendements. Cette copie a valu à l’exécutif des remontrances du Haut conseil des finances publiques, qui n’a pu rendre un avis sévère sur ce projet de loi de finances et la plausibilité du déficit prévu à 4,8% du PIB en 2022, pour une dette toujours vertigineuse, attendue à 114% du PIB. Le gouvernement a d’ailleurs déjà laissé entendre que le déficit pourrait plutôt avoisiner les 5%.

Si l’opposition raille ce texte à trous, le gouvernement revendique un budget « de retour à la normale ».

Bercy promet de consacrer à la réduction du déficit une partie des meilleures recettes attendues grâce à une croissance dynamique cette année (+6%, puis +4% en 2022 selon le gouvernement).

Les annonces d’Emmanuel Macron et de Jean Castex se sont toutefois multipliées ces dernières semaines, entre plan pour les indépendants, coup de pouce à MaPrimeRénov, Beauvau de la sécurité, plan pour Marseille…

En outre, les 20% de ménages les plus aisés qui payent encore une taxe d’habitation verront son montant encore réduit, avant sa suppression totale prévue en 2023.

Lundi, l’Assemblée nationale attaque la première partie consacrée aux recettes, avec quelque 2.000 amendements à la clé, en vue d’un vote solennel le 19 octobre. Puis viendra le second volet dévolu aux dépenses et la navette parlementaire avec le Sénat, pour une adoption définitive avant Noël.