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Budget : la Commission européenne valide le PLF 2022

Bruxelles a évalué les projets de budget des Etats membres pour 2022 et celui de la France n’a pas suscité de critiques particulières.

Crédit : iStock.

Certains attendaient un rappel à l’ordre, mais il n’a pas eu lieu. La Commission européenne n’a pas émis de critiques vis-à-vis du projet de loi de finances 2022 (PLF 2022) de la France, lors de la présentation de son évaluation des budgets des Etats membres mardi 23 novembre. C’est une bonne nouvelle pour l’exécutif, à quelques mois de l’élection présidentielle. Pourtant, ce budget est particulièrement dépensier, avec l’enveloppe de 11 milliards d’euros notamment pour les ministères, note Le Figaro. S’y ajoute le « bouclier tarifaire » décidé en raison de la hausse des prix de l’énergie, d’un montant de plus de 10 milliards d’euros. Le budget compte aussi 3,5 milliards au titre du plan d’investissement de 34 milliards d’euros.

Bruxelles a tout de même rappelé à la France qu’elle est très endettée, comme l’Italie, la Belgique, l’Espagne et la Grèce (pays le plus endetté de la zone euro). « En raison du niveau de la dette publique et des défis importants quant à sa soutenabilité à moyen terme avant la flambée de la pandémie de la Covid-19, lorsque des mesures de soutien budgétaire sont prises, il est important de conserver une politique budgétaire prudente afin d’assurer des finances publiques soutenables à moyen terme », a soulevé l’institution européenne, selon le quotidien.  

Rappel à l’ordre de l’Italie, la Lettonie et la Lituanie

Nos voisins italiens ont d’ailleurs été rappelés à l’ordre par la Commission. « Nous invitons le gouvernement italien à limiter la rapide hausse des dépenses courantes financées à l’échelon national », a indiqué Valdis Dombrovskis, vice-président de l’économie. Même avertissement pour la Lettonie et la Lituanie, selon Les Echos.  

Les règles budgétaires qui imposent un déficit public en dessous de 3% du PIB et une dette inférieure à 60% du PIB sont suspendues avec la crise sanitaire. La dette publique de la France dépassera encore les 110% du PIB l’an prochain, et le déficit devrait s’établir à 5,3% selon Bruxelles. Il était de 8,1% cette année.