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Taxe foncière : son augmentation est prévue dans plusieurs grandes villes

Les taux de la taxe foncière seront rehaussés dans certaines villes de plus de 100.000 habitants. En 2021, l’évolution moyenne avait été mesurée, à +0,3%.

taxe d'habitation
Crédit: iStock.

Voilà une nouvelle qui devrait de nouveau faire grincer les dents des propriétaires. En 2022, le levier fiscal fait son retour dans certaines grandes villes de plus de 100.000 habitants ou leurs intercommunalités. Aussi, selon les Echos, les taux de la taxe foncière seront rehaussés dans au moins 9 territoires sur 42. C’est en tout cas le constat établi après une observation minutieuse de nombreux documents, comme des rapports d’orientations budgétaires par exemple. Cependant, rien de bien surprenant au regard du calendrier électoral : les nouveaux maires ont souvent tendance à augmenter les impôts locaux après leur élection. En 2021, l’évolution moyenne avait été très mesurée, à +0,3%. Et selon l’étude annuelle du cabinet FSL, les taux des taxes foncières sur les propriétés bâties (TFPB) ou non bâties n’avaient bougé que dans 4 territoires.

La stabilité devrait rester de mise cette année encore. Et la stabilité devrait rester de mise cette année encore dans une majorité de collectivités, à l’instar de villes comme Paris, Nice ou Toulon. Au Havre, où les taux communaux restent inchangés depuis 2009, également. En revanche, afin de mener à bien leurs projets, des élus ont dû se résoudre à modifier la fiscalité. « Personne n’est content d’augmenter les impôts, mais j’assume totalement ce choix. Il n’y a aucune idéologie dans cette décision. Nous n’avions pas d’autre possibilité pour maintenir notre capacité d’investissement », assume François Astorg. Le nouveau maire écologiste d’Annecy, élu en 2020 a ainsi rehaussé la TFPB de 1,5 point.

Augmenter la taxe foncière pour augmenter le niveau des services publics

Dans l’Est, à Strasbourg, la part métropolitaine de la taxe sur le foncier bâti va également augmenter. Elle passera de 1,15 % à 4,60 %, afin de contrer l’augmentation des dépenses de fonctionnement estimées à 240 millions d’euros pour la durée du mandat. Concrètement, cela représente une hausse de 64 euros par an pour les ménages. Une somme portée à 287 euros pour les entreprises commerciales. Et à 1.800 euros pour les entreprises industrielles. « Mais en face, on a une augmentation substantielle du niveau des services publics et de l’offre de mobilités », se défend Syamak Agha Babaei, le vice-président de l’Eurométropole chargé des finances. Il évoque à ce titre le recrutement de 300 personnes ou encore la gratuité des transports publics pour les moins de 18 ans.

À Tours, la TFPB sera rehaussée de 4,5 points. Une augmentation que la nouvelle équipe du maire écologiste Emmanuel Denis tente d’expliquer par la nécessaire rénovation du patrimoine public « fortement dégradé », la faute à plusieurs années de « sous-investissement chronique ». « Nous nous sommes fixé comme indicateur que la dette reste inférieure à 200 millions d’euros et soit toujours remboursable en moins de dix ans, de garder une capacité d’autofinancement nette positive et d’avoir un plan pluriannuel d’investissement de 450 millions d’euros sur dix ans », détaille Frédéric Miniou, l’adjoint aux finances.