Se connecter S’abonner

Impôts : de nombreux contribuables vont voir la note diminuer en 2023

Les contribuables qui n’ont pas vu leurs revenus augmenter au même rythme que l’inflation durant l’année en cours vont automatiquement avoir des réductions d’impôts.

impôts

Les impôts pourraient s’alléger pour certains contribuables. En effet, alors que l’inflation gagne du terrain, les tranches du barème progressif de l’impôt sur le revenu suivent la montée des prix à la consommation hors tabac. Ce barème devrait donc être revalorisé de 5,4%, le taux de l’inflation attendue en France en 2022, précise l’UFC Que-choisir. Ainsi, si vos revenus n’ont pas été revus à la hausse, vos impôts vont être revalorisés à la baisse.

Les impôts calculés selon un nouveau barème

Le 26 septembre, en Conseil des ministres, le projet de loi de finances pour 2023 a été présenté. Il comprend la revalorisation de 5,4 %, de laquelle découlera un nouveau barème pour vos revenus de 2022. Mais la situation ne sera pas la même si votre quotient familial n’excède pas 10.777 €, s’il s’étend de 10.777 € à 27.478 €, de 27.478 € à 78.570 €, de 78.570 € à 168.994 €, ou s’il excède 168.994 euros. Dans le premier cas, l’imposition sera nulle. Puis, dans l’ordre, de 11%, de 30%, de 41% et de 45%.

Les tranches et limites habituellement indexés sur le barème fiscal devraient également profiter de cette revalorisation. A titre d’exemple, la déduction forfaitaire de 10% qui s’applique automatiquement sur vos salaires de 2022, devrait atteindre 472 € au minimum et 13.522 € au maximum. Un an auparavant, c’était 448 € et 12.829 € pour l’imposition des salaires. Pour les pensions de retraite de 2022, l’abattement de 10% devrait être de 422 € minimum par pensionné et jusqu’à 4.123 € maximum par foyer, contre 400 € et 3.912 € l’an passé. Le plafond de déduction de la pension alimentaire versée à un enfant majeur dans le besoin non rattaché au foyer fiscal va aussi s’accroître de 5,4% pour atteindre 6.368 €, soit 326 € de plus qu’en 2021.

Mais les contribuables qui n’ont pas vu leurs revenus augmenter au même rythme que l’inflation durant l’année en cours vont automatiquement avoir des réductions d’impôts. Pour quelle raison ? Car la part de leurs revenus assujettie aux tranches basses du barème va augmenter… et que ce sont les moins taxées. Par exemple, un ou une célibataire ne sera pas imposé·e jusqu’à 10.777 € de revenus imposables. L’an dernier, c’était 10 225 €, soit 552 € de revenus exonérés d’impôt supplémentaires.