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Impôts sur les revenus de l’épargne : comment optimiser sa situation ?

Les contribuables ayant contracté des produits d’épargne soumis au PFU peuvent être exonérés dans certains cas. Ils doivent en faire la demande avant décembre.

impôt
Piggy bank upside down on the shelf.

En période d’inflation et d’incertitudes économiques, nombre de Français se sont tournés vers l’épargne. Parmi les produits les plus populaires, on retrouve notamment les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP et Livret Jeune). Ceux-ci ont vu leur rentabilité grimper avec l’inflation, mais leur plafonnement et la réglementation de leur taux limitent leur rendement. En revanche, ils sont non imposables. Un avantage notable par rapport à bien d’autres produits, qui subiront, eux, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux). Il est cependant possible dans certains cas de ne pas subir ces impôts sur le revenu de l’épargne, rappelle Le Monde.

L’épargne exonérée d’impôt selon le revenu fiscal

Cette fiscalité est notamment applicable aux comptes épargne, aux plans épargne logement, et aux comptes-titres ordinaires, avec cependant des variations selon l’ancienneté ou la date d’ouverture du produit. Mais les contribuables dont les revenus ne dépassent pas un certain seuil pourront être dispensés de l’impôt. Ils devront néanmoins en faire la demande dans un certain délai.
 
Cette exonération concerne les dividendes encaissés en 2023 pour les contribuables dont le revenu fiscal est inférieur à 50.000 euros pour une personne seule, à 75.000 euros pour un couple. Concernant les intérêts, les plafonds sont fixés à 25.000 et 50.000 euros. Les personnes se trouvant dans cette situation doivent envoyer à tous les établissements bancaires auprès desquels ils ont souscrit l’un de ces produits une déclaration sur l’honneur selon laquelle leur revenu fiscal de référence est inférieur au plafond. Ils ont jusqu’au 30 novembre pour le faire.

Dans le cas contraire, ils ne devront pas payer davantage d’impôts, mais devront avancer les prélèvements pour être ensuite remboursés. Cela est notamment intéressant si vous vous situez dans la première tranche imposable. Celle-ci étant soumise à un prélèvement de 11 % , il est plus intéressant de demander l’application du barème progressif plutôt que des 12,8 % de prélèvement forfaitaire. Attention, une déclaration sur l’honneur erronée peut entraîner une majoration de 10 % des sommes dues.