Exit l’ « exit tax » : Macron veut supprimer l’impôt sur les plus-values pour les partants dès 2019

L’impôt sur les plus-values qui frappe les résidents français qui quittent le pays pour l’étranger est sur la sellette. Dès l’an prochain, sa suppression pourrait redonner le goût d’entreprendre en France aux chefs d’entreprises.

La suppression de l'exit tax est supposée convaincre les entrepreneurs étrangers de choisir la France pour s'implanter. Crédits: iStock.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé vouloir supprimer l' »exit tax » l’année prochaine, estimant que cet impôt sur les plus-values lorsqu’un résident quitte la France envoyait un « message négatif » aux entrepreneurs, dans un entretien au magazine américain Forbes.

Le président de la République considère que cet impôt envoie un « message négatif aux entrepreneurs, plus qu’aux investisseurs », car elle signifie qu' »au-delà d’un certain seuil, vous êtes pénalisé si vous quittez la France ».

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Plus d’exit tax pour une « start-up nation » ? 

Cette imposition, qui s’applique depuis mars 2011, vise à dissuader le transfert de domicile fiscal à l’étranger en imposant des plus-values sur des participations détenues par un contribuable quittant la France.

« C’est une grave erreur pour nos start-ups parce que nombre d’entre elles, quand elles considéraient la France moins attractive, décidaient de lancer leurs projets en partant de zéro à l’étranger dans le but d’éviter cet impôt« , a ajouté le chef de l’Etat, précisant que cette suppression interviendrait « l’année prochaine ».

Cet impôt n’est « pas particulièrement bénéfique pour les finances publiques », il est « tout petit », a souligné M. Macron.

« Le message que je veux envoyer aux investisseurs étrangers est que nous baissons l’impôt sur les sociétés, nous simplifions tout, apportons plus de flexibilité sur le marché du travail, accélérons la transformation de l’économie française », a-t-il ajouté.

Selon lui, « l’un des principaux problèmes du pays était le coût de la défaillance (des entreprises, NDLR), mortel pour l’investissement ». « Dorénavant, il est plus facile d’échouer et ça ne coûte rien, ce qui est le meilleur moyen d’encourager les entrepreneurs à se lancer et réussir », a-t-il ajouté.

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