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Dons aux associations : le Sénat vote le prolongement du relèvement du plafond à 1.000 euros

En accord avec le ministre chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, le Sénat a voté la poursuite du relèvement du plafond du dispositif à 1.000 euros en 2021.

Crédit: iStock.

Le Sénat a voté lundi, avec le soutien du Gouvernement, une formule de compromis pour prolonger en 2021 le relèvement du plafond du dispositif « Coluche ». Celui-ci permet de déduire des impôts 75% des sommes versées à des associations.

Prolongation du relèvement du plafond à 1.000 euros

Dans le cadre du deuxième projet de budget rectifié pour 2020, la chambre haute avait voté un amendement défendu par le chef de file du groupe LR, Bruno Retailleau, portant de 537 euros à 1.000 euros pour 2020 le montant de ce dispositif, qui concerne les dons versés aux associations venant en aide à des personnes en difficulté.

Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2021, M. Retailleau et, à gauche, Rémi Féraud (PS) ont proposé de prolonger le relèvement du plafond, et de le porter à 1.500 euros. Le Sénat a finalement adopté une formule de compromis, en accord avec le ministre chargé des Comptes publics Olivier Dussopt, pour prolonger en 2021 le relèvement du plafond à 1.000 euros.

Participer à l’effort de solidarité nationale

« Aujourd’hui il y a près de 10% des Français » qui dépendent de l’aide alimentaire, a indiqué M. Retailleau, pour qui il est « extrêmement important que les Français qui le peuvent puissent participer à l’effort de solidarité nationale ». « La crise sociale se prolonge et s’aggrave, nous sommes tous alertés par les associations, en particulier les Restos du Cœur, sur les files d’attente qui s’allongent », a déclaré M. Féraud.

« Chaque fois que le plafond est rehaussé d’environ 500 euros, ça représente, en termes de dépenses fiscales, une somme qui varie entre 80 et 100 millions d’euros », a souligné M. Dussopt.

Comme Pascal Savoldelli (CRCE à majorité communiste) raillait « les larmes de crocodile » de M. Retailleau, celui-ci a emprunté au défunt président Valéry Giscard d’Estaing sa célèbre formule : « Personne ici ne peut se targuer d’avoir le monopole du cœur ».