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Allégez rapidement vos impôts, avant la fin de l’année !

La fin de l’année arrive, mais il est encore temps de réduire sa base imposable. D’ici le 31 décembre 2020, plusieurs solutions s’offrent à vous : dons, PER, pierre-papier, investissements dans l’économie réelle ou dans l’audiovisuel… Le détail ci-dessous.

impôts
Crédit : iStock.

Il ne vous reste plus longtemps pour réduire votre base imposable d’ici le 31 décembre. Mais en se dépêchant, et en optant pour les bonnes solutions, il est encore temps de faire des économies intéressantes. Voici une liste – non exhaustive – des options dont vous disposez en ce début décembre.

Les dons

Cette année, les dons aux organismes d’aide aux personnes en difficulté, déductibles pour 75% de leurs montants, permettent de récupérer jusqu’à 750 euros. Le plafond pour ces dons ayant été porté à 1.000 euros (contre 552 euros auparavant). Pour les dons supérieurs à 1.000 euros, il est possible de récupérer 66%, dans la limite de 20% du revenu imposable. De même, les dons aux organismes d’intérêt général peuvent donner droit à une réduction d’impôt de 66%, dans la même limite.

Les donations exceptionnelles peuvent permettre de donner en franchise de droit 100.000 euros à ses enfants, jusqu’au 31 juin 2021. Un dispositif qui peut se cumuler avec les abattements existants. Soit 100.000 euros sur les donations entre parents et enfants, et 31.865 euros sur les dons de sommes d’argent aux enfants ou petits-enfants majeurs pour les donateurs de moins de 80 ans. Il ne faut pas négliger non plus le versement d’une pension alimentaire. Celle-ci est plafonnée à 5.947 euros par enfant et par an pour la déclaration de revenus 2020. Mais il convient de garder à l’esprit que le bénéficiaire doit, lui, rajouter son montant à sa base imposable. « Cela peut être intéressant, selon les cas, mais uniquement lorsque les bénéficiaires sont faiblement imposés », indique Emmanuel Klein, conseiller en gestion de patrimoine à l’Institut du Patrimoine.

Le Plan d’épargne retraite (PER)

La défiscalisation permise par le nouveau plan d’épargne retraite individuel (Perin) doit être envisagée. Cette année, les versements peuvent être déductibles de votre base imposable dans la limite de 10% de vos revenus professionnels de 2019, plafonnés à 32.908 euros, ou 4113 euros si ce montant vous est plus favorable. « L’argent est indisponible en principe jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé, tel l’acquisition de la résidence principale ou des difficultés de la vie », rappelle Emmanuel Klein. L’avantage : le plafonnement des niches fiscales à 10.000 euros par an ne s’y applique pas. Et le dispositif permet quelques astuces. « Il est possible de rattraper les trois dernières années si on n’avait pas effectué de déduction auparavant. Autre intérêt : ouvrir un Perin pour les mineurs lorsqu’on a soi-même atteint le plafond, ce qui permet de cumuler l’avantage », confie Patrick Janel, responsable gestion privée chez Equance.

La défiscalisation dans des fonds collectifs : les FIP/FCPI ou les groupement fonciers forestiers

Les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) ou les fonds d’investissement de proximité (FIP) donnent droit à une réduction d’impôts de 25%, tout comme l’achat de bois et forêts à travers les groupements fonciers forestiers (GFF). Un taux qui monte même jusqu’à 30% pour les FIP Corse et FIP Outre-mer. Mais rappelons-le, ces investissements ne sont pas sans risques. « Il convient de ne pas chercher la défiscalisation à tout prix, et de veiller à l’audit des sociétés dans lesquelles on investit, met en garde Emmanuel Klein. Attention en effet au risque de récupérer moins à la sortie ». Ces dispositifs rentrent dans le plafonnement des niches fiscales.

La défiscalisation en direct dans des PME : IR-PME, souscription en numéraire au capital d’entreprises de presse

Au rang des niches fiscales « one shot », l’IR-PME (la souscription au capital de PME) donne aussi droit à une réduction de 25% cette année. Et ce, dans la limite de 50.000 euros pour une personne seule et 100.000 euros pour un couple. La souscription en numéraire au capital d’entreprises de presse peut constituer un complément. « Comme pour l’IR-PME, on investit dans une entreprise de presse », selon Patrick Janel. La réduction est de 30% des versements effectués, dans la limite d’un plafond de 5.000 euros pour les célibataires et 10.000 euros pour les couples.

Les SCPI fiscales

Bonne nouvelle côté pierre-papier. Il est trop tard pour défiscaliser avant la fin de l’année en direct dans l’investissement locatif. Mais les SCPI fiscales, du type Pinel, Malraux, déficit foncier ou Denormandie, peuvent encore être souscrites. La défiscalisation se fait soit en une fois (SCPI Malraux), soit en plusieurs (déficit foncier). Les taux de défiscalisation, variables selon ces dispositifs, nécessitent la conservation des parts pour de longues durées. Des parts dont le rendement est généralement moins attractif que pour les autres SCPI. Mais pas forcément ! L’unique SCPI du marché adossée au dispositif Denormandie vise un taux de distribution entre 4 et 5%. Un taux supérieur à la moyenne des SCPI dites de rendement.

Les Sofica

Les 11 sociétés de financement du cinéma et de l’audiovisuel ouvrent droit à des réductions d’impôt de 36%, pouvant aller jusqu’à 48% selon les cas. L’avantage à placer dans le financement d’œuvres cinématographiques est alléchant, mais là encore, attention aux risques ! « Il y a une logique : plus le taux est élevé, plus cela signifie que le risque est important », souffle Patrick Janel.

Bonus : les livrets

Les livrets d’épargne réglementés, qui ont fait le plein en cette période de crise, restent aussi d’excellents moyens de défiscaliser. Non pas ses revenus cette fois-ci, mais une partie de son épargne elle-même. Jusqu’à 22.950 euros pour le livret A et 12.000 euros pour le livret de développement durable et solidaire (LDDS). Et ce, n’importe quand dans l’année !