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Impôts : ces sommes que trop de contribuables oublient de réclamer au fisc

Frais réels, dons, frais de scolarité, travaux de transition énergétique… le point sur les principales niches fiscales non réclamées par les particuliers en France.

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Crédit : iStock.

Impôts. C’est un mot qui revient chaque année et en particulier à cette période. Ne négligez pas les avantages fiscaux auxquels vous avez droit ! Ils sont nombreux, plus encore que ce que vous croyez. « Dans la longue liste des 474 niches fiscales existantes en France, certaines concernent les ménages. Pour autant, les ménages ont rarement une bonne connaissance de tous les dispositifs permettant de bénéficier des exonérations d’impôt », indique Climb, ex-Tacotax, qui liste quelques-unes des plus souvent oubliées grâce aux données fournies par Bercy.

Travaux d’économies d’énergies… et d’impôts

Principal poste délaissé par les particuliers : les travaux d’économies d’énergie. Chaudières au gaz, isolation thermique, pompes à chaleur, ces installations peuvent permettre d’économiser sérieuses dans la facture en énergie. Et si ces investissements coûtent cher, des aides existent, à l’instar du bien connu dispositif MaPrimeRénov’ qui a succédé au crédit d’impôt transition énergétique (CITE). Or sur ce dernier avantage, « en considérant uniquement les chaudières éligibles au CITE, environ 209 000 chaudières ont bénéficié de ce crédit d’impôt alors que plus de 715 000 chaudières éligibles sont vendues par an en France ». Ce qui représente pas moins de 630 millions d’euros non réclamés. Soit 1 252 non récupérés par foyer négligent !

Frais réels

Également au rang des aides qui peuvent être conséquentes : la déduction des frais réels. « Pour déclarer leurs frais professionnels, 80% des foyers se contentent de l’option “par défaut” : l’abattement pour frais de 10%. Pourtant le passage à la déclaration aux frais réels présente un avantage potentiel important pour certains profils« , souligne le comparateur. Une option qui est intéressante dès que le lieu de travail du contribuable est situé à plus de 20 kilomètres de son domicile et que celui-ci s’y rend en voiture. Selon Climb, seuls 20% des foyers avec au moins un contribuable salarié utilisent ce système alors qu’au minimum 24% pourraient avoir intérêt à le faire. Gain estimé : 432 euros en moyenne, pour 232 millions d’euros aujourd’hui non réclamés.

Frais de scolarisation

Viennent ensuite les frais de scolarisation des enfants. En en effet, plus de 8,3 millions d’enfants sont scolarisés au collège, au lycée et dans l’enseignement supérieur en France, or seulement 5,2 millions sont indiqués par leurs parents dans leur déclaration annuelle de revenus. Là encore des réductions d’impôts existent : 61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant de l’enseignement supérieur. C’est ainsi plus de 387 millions d’euros qui ne sont pas réclamés chaque année, soit 117€ en moyenne perdus par famille négligente. S’agissant comme pour les dons d’une réduction d’impôt et non d’un crédit d’impôt, le montant total effectivement récupérable est d’un peu plus de 169 millions d’euros.

Dons et impôts

Enfin, les dons, que le think tank Terra Nova aimerait développer davantage en France, sont trop souvent relégués. Si Bercy enregistre chaque année un peu plus de 2,6 milliards d’euros de dons, « cette somme très importante est pourtant loin de refléter la totalité des dons réalisés par les Français« , d’après Climb. Près du double – à savoir quelque 2,4 milliards d’euros – seraient donnés chaque année sans être pour autant déclarés à l’administration fiscale. Les réductions d’impôts liées pouvant représenter 66 à 75% du montant donné, les sommes non réclamées par les contribuables pourraient donc représenter 1,5 milliards d’euros, soit environ 45 euros par foyer fiscal. Le montant total que les contribuables pourrait réclamer se rapprocherait des 650 millions d’euros, conclut la plateforme.