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Fiscalité : le barème de l’impôt sur le revenu sera bien indexé sur l’inflation

Face à l’inflation galopante et pour protéger le pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement observera bien une indexation du barème de l’impôt sur le revenu.

impôts
Crédit: iStock.

Avec la montée de l’inflation exceptionnelle de ces derniers mois, beaucoup de Français s’inquiétaient de devoir payer plus d’impôts en franchissant un nouveau seuil. Face à ce dilemme, le gouvernement protégera finalement le pouvoir d’achat des ménages, avec la promesse de réindexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, rapporte Le Parisien, mercredi 8 juin.

Présent sur le plateau de BFM TV / RMC mercredi 8 juin, Bruno Le Maire s’est même voulu rassurant. Pour le ministre de l’Économie, il est « hors de question » que certains Français payent davantage d’impôts à cause de l’inflation, qui atteint 5,2% sur un an en mai selon l’INSEE : « Je veux lever cette inquiétude. Il ne s’agit pas que les Français payent plus d’impôts à cause de l’inflation. Il est hors de question que des salariés, que les Français, payent plus d’impôts sur le revenu ou rentrent dans le barème de l’impôt sur le revenu à cause de l’inflation », a-t-il déclaré. Le ministre Le Maire a également réitéré la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de ne pas augmenter les impôts. 

Une indexation de l’impôt sur le revenu qui engrangera moins de recettes pour l’État 

Alors que les mesures pour protéger le porte-monnaie des Français se succèdent depuis plusieurs semaines, le gouvernement ne cédera pas ainsi à la tentation d’engranger plus de recettes. En indexant le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation et en relevant les seuils, des milliers de Français ne verront pas leur imposition augmenter en franchissant un nouveau palier, tout comme certains ménages ne seront finalement pas imposables. 

Cette indexation du barème de l’impôt sur le revenu permet d’éviter, pour les contribuables, une augmentation dite mécanique de l’impôt, avec un indice des prix qui augmente plus vite que la progression réelle des revenus. 

Par le passé, le gouvernement français a déjà pris la voie de la non-indexation, en 2012 et 2013. Avec une inflation à l’époque d’environ 2%, 400 000 nouveaux foyers français avaient dû se soumettre à l’impôt sur le revenu, permettant 1,7 milliard d’euros de recettes fiscales. Près de 20 millions de foyers avaient dû également payer un surcoût de 80 euros en moyenne alors que les 314 000 ménages de la dernière tranche voyaient cette moyenne grimper à 500 euros.