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Impôt sur le revenu : ce qui va changer en 2023

Alors que les prélèvements d’impôt sur le revenu sont en cours, de nouvelles formules ont été mises en place pour 2023.

Impôt sur le revenu
Crédit : iStock.

L’automne est traditionnellement la période de paiement de l’impôt sur le revenu. Cette année, les prélèvements ont débuté le 26 septembre et la date limite a été fixée au 20 novembre à minuit. Dans un contexte économique particulier, cette fin d’année 2022 a également été une période d’annonce concernant le montant ou le mécanisme de paiement de cet impôt. Ils ne prendront cependant effet que l’année prochaine. Il sera alors plus facile d’adapter ses prélèvements à sa situation et les tranches vont évoluer.

Adapter son impôt sur le revenu à un changement de situation

La première mesure vise à répondre au décalage entre la date de prélèvement de l’impôt et les revenus concernés, c’est-à-dire ceux de l’année précédente. Entre la perception des revenus et leur déclaration, certains contribuables peuvent connaître des évolutions significatives de leur situation (mariage, divorce, naissance, perte ou hausse de revenus…). Lorsqu’il s’agit d’une évolution familiale ou d’un gain d’argent, une simple déclaration sur le site des impôts suffit.

En revanche, pour demander une réduction de son taux, il faut faire une déclaration estimative de ses revenus de l’année en cours sur le site des impôts. Jusqu’ici, il fallait que la réduction des prélèvements induite par ce changement atteigne 10 % pour que le fisc agisse. Mais la loi de finances pour 2023 a réduit cette exigence à 5 %. Cette mesure n’est pas un cadeau fiscal puisque de toute manière, les changements de situation permettaient d’obtenir un remboursement d’impôts l’année suivante. Mais elle simplifie les prélèvements et évite au fisc de devoir procéder à ces régularisations, dont le montant se chiffre en milliards d’euros.

À cette simplification, s’ajoutera une évolution des tranches d’imposition. Le gouvernement a mis en place une hausse de 5,3 % afin d’éviter que les augmentations de salaire liées à l’inflation ne conduisent certains contribuables à une perte de pouvoir d’achat.