Impôts locaux : les taux sont en baisse dans les grandes villes

Selon le cabinet FSL, auteur de l’étude, il s’agirait d’une première depuis dix ans. Le cabinet s’est intéressé aux villes de plus de 40 000 habitants et aux départements.

Les collectivités territoriales ont globalement fait le choix de reconduire leurs taux. Crédit: Istock

Une légère baisse… mais une baisse quand même. Le Cabinet d’étude Finances et stratégies locales (FSL) s’est penché sur les taux d’imposition 2019 des grandes collectivités locales, que ce soit un département, une intercommunalité ou une commune de plus de 40 000 habitants.

Ainsi, le cabinet remarque que 95% des départements et collectivités territoriales uniques (métropole) ont conservé ou baissé leur taux de taxe foncière. Globalement, la baisse moyenne appliquée par ces derniers est de 0,1% entre 2018 et 2019. Seules les Ardennes et les Landes ont voté des augmentations de leur taux pour le foncier bâti, respectivement +1% et +15%.

Une baisse aussi votée par les communes

Dans les villes de plus de 100 000 habitants et les intercommunalités afférentes, les taux de taxe d’habitation et des taxes foncières sont en moyenne en baisse de 0,3%. Près de 17% des villes de plus de 100 000 habitants ont appliqué une baisse sur les taxes « ménage » en 2019 (taxe d’habitation, taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties). Dans les villes qui ont entre 40 000 et 100 000 habitants et leurs communautés de communes, les taux de taxe foncière et d’habitation baissent en moyenne de 0,1% en 2019.

Pour le foncier bâti, c’est Sète qui a engagé la plus forte baisse de son taux, entre 2018 et 2019 : -10%. Nice a aussi voté une baisse de -9,2% et Nîmes, de -8,1%. Ce sont les plus forts reculs.  

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Les bases d’imposition en hausse

Des baisses des taux en lien avec les élections municipales à venir ? Dans Les Echos, le directeur des études du Cabinet FSL Jérôme Barberet concède que ces baisses sont bien plus fortes « qu’à la même époque du dernier cycle électoral » municipal, soit 2013. Cette année-là, les taux avaient augmenté de 0,1%.

Cependant, attention : une baisse du taux ne veut pas forcément dire une baisse de l’impôt foncier. En effet, il y a encore une autre variable, gérée par l’administration fiscale : les bases d’imposition. En 2019, ces dernières vont augmenter de 2,2%, puisqu’elles sont désormais calculées à partir des prix à la consommation. Une augmentation deux fois supérieure à celle de 2018.

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