Bonne cuvée 2018 avec des prix maîtrisés pour la FIAC

Les acteurs du marché de l’art ont concouru à maintenir abordables les œuvres exposées à la 45eme Foire internationale d’art contemporain (FIAC), évitant un emballement des prix qui risquait de décourager la clientèle, a constaté dimanche Artprice, alors que la FIAC ferme ses portes. Ces acteurs -artiste, galeristes- « renouent ainsi avec la grande tradition où les prix du premier marché (la foire) doivent être inférieurs au second marché des ventes publiques », a expliqué à l’AFP Thierry Ehrmann, président du leader mondial des banques de données sur la cotation de l’art.

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Grâce à la maîtrise des prix, de grandes galeries comme Gagosian –qui présentait sur la Nef du Grand Palais les troncs d’arbre peints en couleurs vives de Katharina Grosse (Ingres Wood)- « ont vendu au delà de tout ce qu’on imaginait », selon M. Ehrmann. Dans cette première évaluation communiquée à l’AFP, Artprice parle d’un chiffre clé de 18 % d’augmentation de requêtes de ses clients qui lui sont parvenus sur la FIAC, soit 549.000 requêtes – sur les 4,5 millions de clients que compte la société.

« Jamais les artistes n’ont été aussi présents sur les stands »

La variation depuis 20 ans n’excédait pas 4,5 % en plus ou en moins. « Aussi bien les artistes que les marchands étaient d’accord pour calmer les prix. Chacun a été sage et a joué le jeu. Ils enlevaient une partie de leur marge pour rester accessibles », a analysé M. Ehrmann.  Ainsi l’artiste roumain Adrian Ghenie a présenté des œuvres aux alentours de 500.000 euros alors que des équivalents dépassent le million d’euros en ventes publiques.  « Jamais les artistes n’ont été aussi présents sur les stands », relève le patron d’Artprice, qui a constaté un rajeunissement de la clientèle, qui « vient très renseignée, informée ».

195 galeries ont présenté des peintures, sculptures, installations, videos de formats et types très divers, souvent au sein des mêmes galeries, sans message dominant et fort, sans thème à scandale, sans évolution marquante par rapport aux éditions précédentes. En dépit d’une tarification plus avantageuse pour les moyennes galeries, les grandes galeries, notamment américaines, ont tenu encore le haut du pavé. En marge de la FIAC, les maisons d’enchères en ont profité pour concentrer leurs plus belles ventes d’automne: le record a été à Guitare, bouteille et compotier de Pablo Picasso, vendue plus de 4 millions de dollars chez Christie’s.

Rédaction Mieux Vivre avec AFP

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Mots-clés : art contemporain

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