Un record mondial pour une perle naturelle de Marie-Antoinette

Une perle naturelle ayant appartenu à la reine de France, estimée 1 à 1,9 million de francs suisses a atteint la somme astronomique de 36,4 millions.

crédit: iStock.

Les bijoux royaux attisent toujours la convoitise des collectionneurs. On se souvient en 1987 de la vente spectaculaire de l’écrin de la duchesse de Windsor qui avait réalisé 50,3 millions de dollars. Sotheby’s vient de pulvériser ce record en cédant à Genève les trésors de la famille de Bourbon-Parme pour un total d’un peu plus de 53 millions de dollars.

Le lot phare de la vente était un pendentif en diamants avec une grande perle naturelle en forme de goutte d’eau. Estimé 1 à 1,9 million de francs suisses, ce précieux bijou a atteint la somme extraordinaire de 36 427 000 francs suisses (36 165 090 dollars ou 32 023 944 euros) et rejoint une collection européenne.

Comment expliquer un tel prix ?

Cette perle est en soi magnifique mais ce qui explique sa valeur c’est son histoire. Elle appartenait à la reine Marie-Antoinette, une icône absolue tant en France qu’à l’étranger. Avant d’être emprisonnée, selon les mémoires de Madame Campan, première femme de chambre de la reine, cette dernière a emballé ses bijoux dans du coton pour les placer dans un coffre en bois. Ce coffre a ensuite été envoyé à Bruxelles puis à Vienne pour être remis au neveu de Marie-Antoinette, l’empereur d’Autriche. Puis, à sa libération en 1795, ils sont remis à Madame Royale, la fille de Marie-Antoinette et de Louis XVI. Ils passeront ensuite de génération en génération au sein de la famille des Bourbon-Parme qui vient de mettre en vente cet exceptionnel pendant.

Au XVIIIe siècle, les perles étaient un symbole d’appartenance à l’élite de la société et toutes les familles royales rivalisaient de magnificence en les arborant. Sur de nombreux portraits de Marie-Antoinette, notamment les plus célèbres réalisés par Elisabeth Vigée Le Brun, la reine est parée de perles. On imagine donc ce pendant sur l’une de ses somptueuses robes de cour ou ornant une tenue plus simple dite « à l’anglaise ».

Ce n’est donc pas seulement un beau bijou qui vient de se vendre mais un morceau de l’histoire France.

Sur le même thème

Robin des arts

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique