Un Printemps Asiatique à Paris

Galeries d’art, maisons de ventes et musées exposent leurs merveilles venues d’Asie pendant plus d’une semaine. C’est l’occasion de commencer une collection.

L'abondance de pièce à l'occasion du printemps asiatique à Paris vous laissera pantois. Crédit: iStock.

Pendant une dizaine de jours (du 6 au 17 juin), Paris devient la capitale de l’Asie. Une vingtaine de galeries, seize maisons de ventes et cinq musées vont transformer les rives de la Seine en vitrine des arts asiatiques.

C’est la deuxième édition de cette manifestation qui a pour objet d’affirmer la place de Paris dans le domaine des arts d’Asie. L’an dernier, le but était parfaitement atteint et il y a fort à parier qu’il en sera de même cette année.

Princesse, terre cuite Chine, dynastie Tang, VIIIe siècle. Galerie Christian Deydier
Princesse, terre cuite Chine, dynastie Tang, VIIIe siècle. Galerie Christian Deydier

A l’Hôtel Drouot, douze ventes sont programmées sans compter qu’il convient d’y ajouter les vacations organisées dans leurs locaux par Sotheby’s ou Christie’s. Dans ce monde des enchères, la concurrence entre les amateurs est rude car les collectionneurs chinois sont très présents et disposent d’importants moyens pour acquérir les pièces qu’ils convoitent.

Robe impériale d’été dite robe de bon augure, période Qing fin XVIIIe –début XIXe siècle. Vente Aguttes Drouot le 11 juin.
Robe impériale d’été dite robe de bon augure, période Qing fin XVIIIe –début XIXe siècle. Vente Aguttes Drouot le 11 juin.

Dans les galeries, le temps est plus lent. Vous pourrez contempler les œuvres à loisir et décider plus sereinement de leur acquisition.

Les arts de la Chine dominent

Mais, dans les deux situations, vous aurez le choix. Les pièces présentées dans le cadre du Printemps Asiatique vont de la plus Haute Antiquité à la période contemporaine.

Tête de Boudha, Thaïlande, école de Chiang Mai, XVe siècle, Galerie Jacques Barrère. Copyright Vincent Girier Dufournier
Tête de Boudha, Thaïlande, école de Chiang Mai, XVe siècle, Galerie Jacques Barrère. Copyright Vincent Girier Dufournier

Même si les arts de la Chine dominent avec notamment de superbes robes impériales, des statues de Boudha, des porcelaines Ming ou Qing, des bronzes archaïques ou des statuettes funéraires Han ou Tang, les créations d’autres contrées de l’Asie sont nombreuses.

Robe impériale à fond jaune bordée des douze symboles Mangpao, Chine époque Qianlong (1736-1795). Vente Christie’s le 12 juin
Robe impériale à fond jaune bordée des douze symboles Mangpao, Chine époque Qianlong (1736-1795). Vente Christie’s le 12 juin
Boîte en forme de « double-losanges » à compartiments en laque sculptée, dynastie Qing, époque Qianlong. Vente Sotheby’s 11 juin.
Boîte en forme de « double-losanges » à compartiments en laque sculptée, dynastie Qing, époque Qianlong. Vente Sotheby’s 11 juin.

Vous pourrez contempler et acquérir de précieux paravents japonais, des inros de samouraïs, des bronzes tibétains, des peintures vietnamiennes, des œuvres indonésiennes, indiennes ou thaïlandaises…

Inro à décor de libellule et hozuki, fin de la période Edo. Galerie Espace 4
Inro à décor de libellule et hozuki, fin de la période Edo. Galerie Espace 4
Paravent aux chevaux, Japon XIXe siècle. Compagnie de la Chine et des Indes
Paravent aux chevaux, Japon XIXe siècle. Compagnie de la Chine et des Indes

Une abondance qui vous laissera pantois et vous plongera dans la délicieuse angoisse d’avoir à choisir quelle pièce acheter !

Il ne vous reste plus qu’à vous munir de bonnes chaussures et à parcourir Paris en tous sens, passant selon vos envies de la Rive Droite à la Rive Gauche et inversement.

Informations pratiques sur le site : Printemps asiatique Paris

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