Un tableau majeur de Gauguin en vente chez Artcurial Paris

Le 3 décembre prochain, Artcurial proposera aux enchères un chef-d’œuvre de la période tahitienne de Paul Gauguin. Il est exposé dans les locaux parisiens de la maison de ventes jusqu’au 9 octobre.

Le Te Bourao II, de Paul Gauguin, sera exposé en avant-première à Paris, chez Artcurial.

Dans l’œuvre de Paul Gauguin deux périodes séduisent particulièrement : Pont-Aven et Tahiti. C’est en 1891, passé la trentaine que l’artiste fuit l’Europe pour tenter « l’aventure » à Tahiti.

Il se détache alors des conventions de la peinture occidentale pour adopter un style plus primitif. En 1897, il réalise toute une série de tableaux (9 pour être précis) qui seront expédiés à Paris et donneront lieu à une exposition à la galerie Ambroise Vollard.

Il réalise alors l’une de ses œuvres les plus célèbres « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? ». Cette toile de près de quatre mètres de long, l’artiste la considérait comme son testament puisqu’elle illustre le début de la vie, l’existence quotidienne des adultes puis l’approche de la mort.

Lors de sa présentation à Paris ce grand tableau est entouré de huit autres toiles dont Te Bourao II, la toile qui sera vendue à Paris le 3 décembre prochain. Sur les neuf exposées chez Ambroise Vollard, c’est la seule encore en main privée. Elle est cependant bien connue car son propriétaire l’a laissée en prêt pendant dix ans au Metropolitan Museum de New York et elle a figuré dans plusieurs grandes expositions, notamment au Grand Palais et au Musée d’Orsay.

Une oeuvre qui amène à la sérénité

Te Bourao, c’est le nom d’un arbre qui, par ses ramures, occupe toute la toile. A la différence des autres œuvres de cette série, la présence humaine est à peine perceptible. On aperçoit seulement sur le haut de la toile un cavalier qui s’éloigne et nous tourne le dos. La nature, dans sa conception primaire, non touchée ou domestiquée par l’homme, est omniprésente. Les branches envahissantes de l’arbre s’apparentent à des tentacules. Fleurs et feuilles tapissent le sol sur lequel évoluent de grands oiseaux. Les couleurs sombres où le bleu domine accentuent l’impression de forêt vierge et créent une ambiance ouatée, préservée de toute atteinte.

Paul Gauguin (1848-1903), Te Bourao II, huile sur toile, signée, datée et titrées, 1897. Estimation : 5 à 7 millions d’euros. Crédit : Artcurial

A la différence de nombreuses œuvres de Gauguin qui laissent transparaître une certaine angoisse existentielle, la contemplation de Te Bourao II amène le spectateur à une certaine sérénité assez proche de celle que peut éprouver le citadin épuisé par l’agitation des grandes villes lorsqu’il retrouve le calme et la pureté des grands espaces préservés.

Ce tableau est merveilleux et vous transporte vers un univers idéal, celui des origines. Ce chef-d’œuvre est estimé 5 à 7 millions d’euros mais il pourrait faire un prix beaucoup plus élevé car les tableaux tahitiens de Gauguin sont très rarement proposés aux enchères.

Précipitez-vous chez Artcurial au rond-point des Champs-Elysées. Te Bourao II y est exposé jusqu’au 9 octobre et le sera à nouveau du 29 novembre au 3 décembre, date à laquelle il sera vendu.

Te Bourao II, Paul Gauguin, exposition en avant-première à Paris, 7 rond-point des Champs-Elysées, 75008 Paris.

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Robin des arts

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