Des prix élevés pour la vente d’art impressionniste et moderne de Sotheby’s à New York

Les grands noms de la deuxième moitié du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle font toujours recette. La preuve avec cinq œuvres vendues le 12 novembre dernier.

Les ventes new-yorkaises de Sotheby’s du 12 novembre ont réalisé un total de 209 millions de dollars. Crédit: iStock.

L’art contemporain engrange régulièrement des enchères stratosphériques. Mais les vacations consacrées à l’art impressionniste et moderne ne déméritent pas. Les ventes new-yorkaises de Sotheby’s du 12 novembre en attestent. Elles réalisent un total de 209 millions de dollars et les plus beaux tableaux ont trouvé preneur sans la moindre difficulté.

Commençons par un magnifique Monet, « Charing Cross Bridge ». Cette vue d’un pont célèbre de Londres, peinte en 1903, baigne dans une atmosphère bleutée parsemée de rougeoiements de la lumière. Dans le fond, derrière le pont, on aperçoit des fumées d’usines. L’œil flotte dans ce paysage et navigue sur la Tamise. Resté dans la même collection pendant 40 ans, ce tableau a été adjugé 27,6 millions de dollars réalisant le prix le plus élevé pour les œuvres de cette série.

Claude Monet, Charing Cross Bridge, 1903. Prix : 27 600 000 dollars. Crédit : Sotheby’s/Art Digital Studio.

Suivait une œuvre de Gustave Caillebotte représentant son ami d’enfance Richard Gallo et son chien Dick au Petit Genevilliers. Ce travail réalisé en 1894 est révélateur des liens unissant l’artiste à Gallo, éditeur du journal Le Constitutionnel. L’homme marche tranquillement le long de la Seine, absorbé dans ses pensées, son chien le précédant attentif au moindre événement qui lui permettrait de partir en courant. Tout est bucolique et calme. L’œuvre a trouvé preneur pour 19,7 millions de dollars.

Gustave Caillebotte, Richard Gallo et son chien Dick, au Petit Genevilliers, 1884. Prix : 19 686 000 dollars. Crédit : Sotheby’s/Art Digital Studio.

Paul Signac n’appartient pas au mouvement impressionniste. C’est l’une des grandes figures du pointillisme, technique qu’on retrouve dans son tableau La Corne d’Or à Constantinople. Il appartient à une série de douze œuvres sur le même thème. La lumière brûlante de l’Orient irradie la toile. Les couleurs éclatent. Sur l’eau, l’activité est intense alors qu’au loin les minarets des mosquées envahissent la toile. Elle appartenait à Françoise Cachin, petite-fille de l’artiste et ancienne directrice des musées de France. Son prix d’adjudication :  16,2 millions de dollars.

Paul Signac, La Corne d’Or, Constantinople, 1907. Prix 16 210 000 dollars. Crédit : Sotheby’s/Art Digital Studio.

Les bronzes d’Alberto Giacometti sont presque devenus des classiques du marché de l’art et plus particulièrement ses bustes recherchés dans toutes les tailles par les amateurs fortunés. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’un buste de son frère Diego dépasse son estimation de 6 à 8 millions de dollars pour atteindre le prix de 14,3 millions de dollars après une bataille d’enchères entre 7 collectionneurs qui n’a duré que 6 minutes.

Alberto Giacometti, Buste d’homme, Diego au blouson, 1903, n°2/6. Prix : 14 273 700 dollars. Crédit : Sotheby’s/Art Digital Studio.

Enfin, signalons un record du monde pour Tamara de Lempicka et un portrait de femme aux formes voluptueuses alanguie sur un sofa. Il représente l’une de ses muses et amantes, Rafaëla. Caractéristique de son style Art déco, le tableau s’est envolé à 13,4 millions de dollars sur la base d’une estimation basse de 6 millions. A noter que le précédent record pour l’artiste était de 9,1 millions de dollars pour La musicienne, vendue 9,1 millions de dollars en novembre 2018.

Tamara de Lempicka, La tunique rose, 1927. Prix : 13 362 500 dollars. Crédit : Sotheby’s/Art Digital Studio.
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