Brafa de Bruxelles : le salon de début d’année à ne surtout pas manquer

Fin janvier, les amateurs d’art se réveillent. Il est vrai qu’ils ont eu largement le temps de se remettre des agapes de fin d’année et les ventes aux enchères reprennent. Mais ce qui émoustille nos collectionneurs en herbe, c’est la Brafa (Brussels Art Fair), le premier grand salon international d’antiquaires et de galeries d’art qui se tient à Bruxelles du 26 janvier au 2 février.

Cette manifestation est unique au monde et ne cherche pas à rivaliser avec les foires concurrentes comme la TEFAF de Maastricht, Art Basel ou la Biennale de Paris. Vous n’y trouverez pas l’ambiance trop sérieuse et parfois intimidante pour les néophytes de la TEFAF, ni le côté bling bling de Bâle et ses grandes fortunes s’arrachant à coup de millions de dollars les toiles d’artistes contemporains et encore moins le snobisme de la Biennale.

Nous sommes en Belgique et tout se passe dans une ambiance bon enfant, sympathique, décontractée mais élégante. Pour son édition 2020, elle rassemble 133 professionnels dont 83 viennent de l’étranger. Les galeries belges sont donc en minorité mais leur sens de l’accueil gagne tous les exposants et c’est un vrai plaisir de déambuler dans les allées, d’aller de surprise en surprise, de se renseigner sur les œuvres auprès des professionnels et d’acheter.

Les organisateurs ont à cœur de maintenir une belle diversité et un équilibre entre les spécialités. Le visiteur peut ainsi passer des plus beaux objets d’archéologie aux arts premiers puis s’intéresser aux grands noms de l’art contemporain tout en découvrant du mobilier Art déco ou des pièces créées dans les années 30-40 pour les dirigeants de l’Union soviétique.

Mobilier Arts and Craft, Pays-Bas, avant 1902, bois de camphrier, ébène, ivoire, Galerie Francis Janssens van der Maelen
Canapé, Union Soviétique, 1938, conçu pour le Commissariat populaire de la Défense, bureau commémoratif « Voroshilov Corner ». Heritage Gallery

Il aura également l’occasion de contempler de belles planches des grands auteurs de la BD belge, de merveilleuses sculptures du Moyen-Age, des bronzes animaliers, des estampes anciennes, du mobilier français du XVIIIe siècle, des pièces d’argenterie, des créations des années 50-60, des tapisseries et des tapis de toutes époques, des bijoux Art nouveau…

Hergé (1907-1983), Le Temple du soleil, 1970, encre sur papier, Huberty & Breyne Gallery, © Hergé-Moulinsart
Tapisserie à la licorne, Sud des Pays-Bas, milieu du XVIe siècle, De Wit tapestries.

Bien entendu, les galeries présentes à la Brafa proposent toute la richesse de l’art belge. Et c’est un régal pour les yeux. L’art belge ce ne sont pas uniquement Magritte et Hergé. Ce sont aussi tous les peintres flamands du XVIIe siècle, les créations de l’Art nouveau (meubles de Serrurier-Bovy, bijoux de Wolfers…), les nombreux artistes de l’école de Laethem-Saint-Martin aux styles si différents, les Vierges de Malines des XVe et XVIe siècles, les sculptures-dentelles de Wim Delvoye, les marbres de Jan Fabre, les sculpteurs animaliers belges des années 20-50 aussi doués que nos artistes français …

William Degouve de Nuncques (1867-1935), Etang de Boisfort, 1908, Huile sur carton sur toile, Studio 2000 Art Gallery
James Ensor (1860-1949), La Bataille des éperons d’or, 1888, crayon noir sur papier, Samuel Vanhoegaerden Gallery

Le visiteur ne sait plus où donner de la tête et veut tout acheter. Il aurait tort de se priver car une des caractéristiques de la Brafa c’est de proposer un large éventail de prix allant de 1 000 euros à plusieurs millions pour les objets-phares du salon. Sachant qu’en plus, la négociation est possible, faites-vous plaisir et n’hésitez pas à craquer. Et comme nombre des 70 000 visiteurs, vous deviendrez vite « accro » à la Brafa au point d’attendre chaque année avec impatience et gourmandise sa nouvelle édition.

Pour vous mettre en appétit, vous trouverez une sélection de merveilles à découvrir, à contempler et pourquoi pas à acheter.

Anto Carte (1886-1954), Le Charretier, 1918, aquarelle et gouache, Lancz Gallery
Christ en Croix, Florence, vers 1485-1495, atelier de Benedetto de Maiano (1441-1497), Chiale Fine Art
Gustave Van de Woestijne (1881-1947), Paysan de Latem, 1911, Galerie Oscar de Vos

BRAFA, du 26 janvier au 2 février, Tour&Taxis, avenue du Port 88, 1000 Bruxelles, tous les jours de 11h à 19h, le 30 janvier jusqu’à 22h. Prix d’entrée : 25 euros. Plus d’informations sur brafa.art

Robin Massonnaud

Partager
Publié par
Robin Massonnaud

Articles récents

Coronavirus: 88 jours de travail suffisent pour bénéficier du chômage

Depuis le 1er août, la durée d’affiliation minimale requise pour avoir droit à l’allocation chômage passe de 130 à 88…

07/08/2020 16:57

Economie: un déficit commercial record pour la France en juin

Selon les statistiques publiées vendredi 7 août par les Douanes, le déficit commercial français s’est creusé à 7,96 milliards d’euros…

07/08/2020 16:32

Automobile: les réparations coûtent 10% plus cher qu’en 2019

Malgré la diminution de certains tarifs, faire réparer son automobile coûte en moyenne 10% plus cher en 2020 qu’en 2019.

07/08/2020 14:32

Construction: des études géotechniques mieux définies

La réalisation d'études de sol est obligatoire en cas de vente de terrain pour la construction de maisons en zones…

07/08/2020 13:53

Copropriété: les charges ont bondi de 70% en vingt ans

Plus 2% entre 2018 et 2019 mais surtout plus 70% au cours des deux dernières décennies. Pourquoi les charges de…

07/08/2020 12:20

Impôts 2020: vous avez jusqu’au 15 décembre pour corriger votre déclaration

L’application « correction en ligne » est ouverte. Accessible depuis votre espace personnel, elle vous permet de corriger une erreur…

07/08/2020 10:28