Se connecter S’abonner

La BCE lancera en mars des consultations pour définir sa nouvelle stratégie

La première des rencontres aura lieu fin mars et y seront abordés « les sujets proches des préoccupations des gens ».

BCE

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a annoncé l’entame fin mars de consultations publiques dans le cadre d’un chantier pour redéfinir la stratégie de politique monétaire de l’institut, inchangée depuis 2003.

La BCE organisera « fin mars à Bruxelles » la première des rencontres « à l’écoute des représentants d’organisations de la société civile au niveau de l’UE avec un large éventail de perspectives », a déclaré Mme Lagarde lors d’une audition devant le Parlement européen. Il s’agira à travers ces consultations d’aborder les sujets proches des préoccupations des gens, a-t-elle dit, Mme Lagarde citant « l’augmentation des loyers et des prix des logements, l’incertitude de l’emploi ou le changement climatique ».

A LIRE >>>Plus optimiste, la BCE révise sa stratégie et veut y intégrer le climat

Autre moyen de communiquer avec le public, un portail sur le site de la BCE va fournir « toutes les informations sur la révision de la stratégie » au grand public et, « dans la mesure du possible, également dans toutes les langues officielles », a encore précisé la Française.

L’institut monétaire évaluera ensuite « la meilleure façon de prendre ces préoccupations en compte dans nos actions et notre communication, dans les limites de notre mandat », a-t-elle ajouté.

Des taux bas qui réduisent les marges de manœuvre

L’entame de ce chantier stratégique intervient dans un contexte de taux d’intérêt bas et d’inflation faibles depuis des années. Ce contexte a « considérablement réduit la marge de manœuvre de la BCE et des autres banques centrales dans le monde pour assouplir la politique monétaire face à un ralentissement économique », a prévenu la première gardienne de l’euro.

A LIRE >>>BCE: pleins feux sur la future stratégie et les risques

Une remarque tranchant avec la position de son prédécesseur Mario Draghi qui, au cœur de la crise de la dette en 2012, estimait qu’il fallait tout faire, « quoi qu’il en coûte », pour sauver l’euro.