Se connecter S’abonner

Les cyberattaques sont une source de risque systémique pour le secteur financier

Les cyberattaques pourraient engendrer des pertes financières importantes et miner la confiance dans le système financier selon un rapport du CERS, le Comité européen du risque systémique.

crise
Les banques devraient continuer de restreindre leurs conditions en ce début 2021. Crédit Istock.

Le système financier, devenu numérisé et interconnecté, est davantage à la merci de cyberattaques pouvant avoir sur lui un impact « systémique », alerte un rapport publié par le Comité européen du risque systémique (CERS), une institution européenne présidée par Christine Lagarde, la Présidente de la Banque centrale européenne.

Le cyberrisque est « une source de risque systémique pour le système financier », susceptible d’avoir de « graves conséquences négatives pour l’économie réelle », affirment les auteurs de ce rapport.

Preuve de l’inquiétude grandissante des autorités, les malwares (logiciels malveillants) Wannacry et NotPetya – aussi appelé Petya – apparus en 2017 « ont démontré le potentiel de dommages pouvant se propager rapidement et largement aux logiciels ou aux systèmes d’exploitation ».

Des dégâts dus aux cyberattaques estimés entre 42 et 605 milliards d’euros en 2018

De nouvelles cyberattaques majeures pourraient causer des « chocs » tels que « la destruction, le codage ou l’altération des données », conduisant à « altérer des fonctions économiques clés », comme les services de paiement et le négoce de titres.

De quoi générer « des pertes financières importantes » et « saper la confiance dans le système financier », ajoute le CERS, qui a été créé en 2010 en réponse à la crise financière.

Les estimations récentes des dégâts causés par des cyberattaques varient entre 45 et 654 milliards de dollars (42 et 605 milliards d’euros) pour l’économie mondiale en 2018, rappelle le CERS.

A LIRE>>>Les banques et les fintech prêtes pour empêcher le vol de vos données?

« Cette tendance devrait se poursuivre, d’autant plus que des outils et des méthodes sophistiqués qui n’étaient auparavant disponibles que pour les Etats-nations sont désormais accessibles aux acteurs criminels à peu de frais ou gratuitement », conclut l’institution.