Se connecter S’abonner

Le marché du crédit immobilier de nouveau « sur des bases saines » selon le HCSF

L’autorité constate que ses recommandations portent leurs fruits en matière de crédit immobilier. La prudence prédomine quant au crédit aux entreprises.

assurance vie
Crédit : iStock

C’est une nouvelle rassurante pour les particuliers : la dérive des conditions d’octroi des crédits immobiliers trop larges semble s’être interrompue. Cette question avait suscité des inquiétudes l’an passé, poussant le Haut Conseil lors d’une précédente réunion à imposer des restrictions en la matière aux établissements bancaires. Il avait toutefois assoupli ces restrictions fin décembre, tout en rendant leur suivi obligatoire pour les banques, prenant acte d’une amélioration sur ce front.

« Les dernières données confortent le diagnostic établi par le Haut Conseil en décembre : le marché du crédit immobilier reste dynamique tout en reposant sur des bases plus saines ». Et ce, même si « le volume de production de crédit est à un niveau historiquement élevé et les taux proches des plus bas atteints fin 2019 », détaille le communiqué. Le Haut Conseil précise vouloir adopter à l’été une mesure permettant de donner à ses dernières recommandations un caractère juridiquement contraignant.

Maintenir une mesure « grands risques » pour les entreprises

Les autorités françaises ont maintenu, jeudi 18 mars, une attitude de prudence sur le crédit aux entreprises. Le Haut Conseil de stabilité financière, qui associe entre autres le ministère de l’Économie et la Banque de France, juge que « les risques pour la stabilité financière restent à un niveau élevé, en raison de l’impact de la crise sur les comptes des acteurs financiers et non financiers », selon un communiqué publié jeudi 18 mars, à l’issue d’une réunion de cette instance. Le Haut Conseil note que les entreprises « ont fortement accru leur endettement en 2020, même si cela s’est accompagné, au niveau agrégé, par une hausse quasi équivalente de leur trésorerie ».

Dans ce contexte, il a été décidé de maintenir une mesure dite « grands risques » consistant à imposer aux banques une retenue vis-à-vis des grandes entreprises endettées: il s’agit de limiter leur exposition à ces entreprises à un niveau maximum de 5% de leurs fonds propres éligibles. Cette mesure, en vigueur depuis le 1er juillet 2018, avait été renouvelée pour un an en juin 2020 et « reste pertinente aujourd’hui », souligne le communiqué. Il continuera par ailleurs à exonérer les banques de devoir constituer un matelas supplémentaire de capitaux, et ce au moins jusqu’en 2022, afin de permettre aux établissements de crédit de continuer à accompagner la reprise économique.