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Gel des loyers, hausses des APL, revalorisation du RSA : quelles solutions face à la hausse des prix ?

Un projet de loi sur le pouvoir d’achat doit être déposé en juillet pour lutter contre l’inflation. La question d’une hausse du RSA et des APL devrait être évoquée. Le gel des loyers, lui, n’est pas à l’ordre du jour.

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Depuis l’entrée en vigueur du dispositif, plusieurs associations de consommateurs et assureurs accusent certaines banques de bloquer les demandes en jouant sur le flou qui entoure la question de la date anniversaire de la souscription de l’assurance emprunteur. Crédit: iStock.

Pour maintenir le pouvoir d’achat malgré l’inflation, le gouvernement et les partenaires sociaux envisagent plusieurs solutions. Le gel des loyers a été évoqué, mais aussi une revalorisation de certaines aides, comme le RSA ou les APL. La décision devrait intervenir en juillet, après les élections législatives. A supposer que celles-ci dégagent une majorité présidentielle, un texte sur le pouvoir d’achat devrait être présenté au Parlement. Mais l’exécutif a déjà donné quelques indices sur ses idées en la matière.

RSA et APL à la traîne face à l’inflation

Dès le débat du second tour, Emmanuel Macron avait évoqué une revalorisation du RSA en juillet 2022. Celui-ci avait déjà augmenté de 1,8% en avril. Un chiffre cependant bien inférieur à celui de l’inflation, alors évaluée par l’Insee à 4,8%. L’écart s’explique par une modification de la règle d’indexation du RSA intervenue en 2016. Elle est désormais basée sur l’inflation des 12 derniers mois, ce qui ne convient pas en cas de hausse rapide et importante des prix. Un geste devrait donc intervenir à l’été pour rattraper cette situation. Reste à savoir dans quelle mesure et s’il aura pour but de rattraper l’inflation sur les mois passés.

Certaines associations ont également demandé au gouvernement un gel des loyers pour une période de 12 mois. Une proposition qu’Elisabeth Borne semble d’ores et déjà avoir écarté. Dans un entretien au Journal du Dimanche, elle l’a qualifiée de « fausse bonne idée ». Elle a expliqué craindre de mettre en difficulté les retraités propriétaires et d’assécher les sources de financement des bailleurs sociaux. Elle a en revanche évoqué une hausse du point d’indice des fonctionnaires.

Pour concentrer les aides sur les plus modestes, l’association Abbé Pierre a donc suggéré une hausse de 10% des APL. Il s’agit d’une des prestations qui a le plus d’impact sur la réduction de la pauvreté, rappellent Les Echos. Comme pour le RSA, le montant des APL n’a pas suivi le rythme effréné de l’inflation. La dernière revalorisation remonte à fin 2021, avec un modeste 0,42%. La question de leur hausse est également politique. Sous le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, plusieurs réformes ont limité leur montant, dont la baisse de cinq euros qui avait tant fait polémique.