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Le Compte épargne-temps bientôt élargi à tous les salariés ?

Alors que de nombreux Français cherchent à épargner dans un contexte de crise, l’exécutif travaille sur la portabilité et la généralisation du Compte épargne-temps.

Livret d'épargne solidaire
Crédit : iStock.

Travailler plus pour épargner plus. Dans le contexte des crises récentes et actuelles, les Français se sont notamment tournés vers l’épargne. Beaucoup se disent prêts à travailler davantage pour la renforcer. Une volonté à laquelle pourrait répondre un Compte épargne-temps (CET) généralisé, qu’avait évoqué Emmanuel Macron durant la campagne, rappelle BFMTV. Ce système permet actuellement d’accumuler des droits à congés rémunérés, et surtout de bénéficier d’une rémunération en échange de congés non-pris. De tels systèmes d’épargne en entreprise existent déjà, mais dans le cadre d’une épargne-retraite, comme le Perco auquel a succédé en 2019 le Plan épargne retraite collectif.

Une épargne portable d’une entreprise à l’autre

Le compte épargne-temps, s’il est très utilisé dans la fonction publique, se heurte à certains écueils en entreprise. D’une part, il n’est pas obligatoire et ses modalités doivent être définies par une convention collective. Surtout, les droits qu’ils confèrent ne sont pas transférables d’un employeur à l’autre. Un salarié qui y a recours est donc contraint de le liquider en cas de changement d’entreprise. C’est notamment cette absence de portabilité qu’avait critiquée Emmanuel Macron durant la campagne. Il avait plaidé pour un CET « portable, monétisable et universel » et qui permettrait « à chacun de choisir différemment son temps de travail dans le cycle de vie, et son rapport au travail, à son temps et à l’argent qu’on gagne ».

Il prône donc un compte universel et propre au salarié, qui serait géré par la Caisse des dépôts. Le bénéficiaire pourrait y déposer les congés non-pris auprès de différents employeurs. Un système qui devrait cependant être délicat à mettre en place dans les petites structures. Des précisions de l’exécutif sont attendues sur le sujet. En 2020, au plus fort de la pandémie, près de deux salariés sur trois se disaient intéressés par l’idée de prendre moins de congés pour épargner davantage. Les crises internationales de début 2022 ont de nouveau poussé les Français vers l’épargne.