Assurance, vie, épargne… : finis les relevés papier, il va falloir les demander !

Peu à peu, les relevés par papier envoyés par courrier par votre banque ou votre assureur-vie vont disparaître au profit de relevés numériques. Mais vous pouvez vous y opposer.

Les échanges papier avec votre assureur vie et, plus largement, avec tout établissement financier, sont en voie de disparition. L’ordonnance no 2017-1433 du 4 octobre 2017 « relative à la dématérialisation des relations contractuelles dans le secteur financier » est applicable depuis le 1er avril dernier. Elle place désormais les supports numériques et leurs outils – signature électronique, recommandés électroniques, etc. – sur le même plan que les relevés papier. Objectifs du législateur : vous simplifier la tâche et limiter l’utilisation du papier. Ou encore accélérer les échanges avec, par exemple, la possibilité de renoncer à un contrat d’assurance vie en recourant à un recommandé électronique.Dans les faits, cette évolution ne sera pas sans incidence concrète sur la gestion de vos contrats d’assurance vie. Vous recevrez à l’avenir vos relevés non plus par courrier postal mais sous format électronique. Pour les consulter, il faudra vous connecter à l’espace client ouvert chez votre assureur ou banquier. Il vous appartiendra de conserver les documents, soit en imprimant les relevés souhaités, soit en en faisant une copie numérique.

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Tous les établissements n’ont pas sauté le pas, même si cela ne saurait tarder. Du reste, ces derniers ont l’obligation de vous prévenir, telle la Caisse d’Epargne : « A compter de cette année, le relevé de situation de mi-année ne vous sera plus adressé dans sa version papier. Il reste toutefois disponible en consultation ou en téléchargement sur votre Espace client Direct Ecureuil. »

Des relevés numériques qui rendent vulnérables les établissements

Cette évolution attendue, qui concerne tant les nouveaux que les anciens contrats, ne va pas sans buter sur quelques écueils. Ainsi, pour les multidétenteurs d’assurances vie, la consultation d’espaces clients différents n’est pas un réflexe évident. Autre risque, pointé par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le gendarme du secteur, dans une étude publiée au printemps« La dépendance croissante des acteurs financiers aux prestataires technologiques. »  Reste un point clé pour l’assuré : le droit de faire marche arrière, donc de revenir aux échanges classiques avec la compagnie. A lui d’en faire une demande en bonne et dûe forme à son intermédiaire, par courrier. Dès lors, tout document d’information lui sera fourni en version papier. Bien sûr, ce droit d’opposition ne concerne pas les assurances vie digitales, à l’instar des contrats distribués uniquement sur le Net.

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