Les volumes d’échange de bitcoins, la première et principale monnaie virtuelle décentralisée, sont tombés en octobre à leurs plus bas depuis un an, a rapporté le cabinet d’étude Diar, spécialisé en cryptomonnaies. Les montants échangés ont ainsi atteint leur plus bas « en valeur en dollars aussi bien qu’en bitcoins« , ont souligné les analystes de Diar dans leur rapport hebdomadaire lundi soir, en s’appuyant sur des chiffres fournis par Nomics, une société spécialisée dans la fourniture de données liées aux cryptomonnaies. Selon les chiffres révélés, les échanges de bitcoins ont représenté 27,2 milliards de dollars ce mois-ci contre 34 milliards pour octobre 2017, et les derniers jours d’échanges ne devraient pas inverser la tendance. En décembre 2017, alors que le prix du bitcoin avait temporairement dépassé les 19.500 dollars, selon des données compilées par Bloomberg, c’est l’équivalent de 278,1 milliards de dollars qui avaient été échangés. Concernant les volumes en bitcoins, la baisse est encore plus importante avec un nombre de cryptodevises échangées passé de 6,5 millions en octobre 2017 à 4,2 millions en octobre 2018, soit une chute de 38%. C’est en janvier dernier que le pic avait été atteint, avec 19,6 millions de bitcoins échangés.

Un avis de la SEC attendu avec impatience

« Malgré une augmentation de l’activité de grandes banques de renom et de sociétés d’investissement (…), les cryptomonnaies ont échoué à susciter un nouvel intérêt », ont jugé les analystes de Diar, alors que l’apport du bitcoin fait toujours débat. Particulièrement connue, et parfois décriée, pour sa très forte volatilité, la principale monnaie virtuelle évolue depuis plusieurs semaines autour des 6.400 dollars l’unité, peinant à retrouver un second souffle depuis l’éclatement de la bulle en début d’année. Cet été, le bitcoin a dû faire face à des déconvenues concernant l’autorisation de fonds indiciels qui y seraient adossés, une initiative susceptible de relancer la demande en cryptomonnaie, selon ses partisans. Pour l’instant, le gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission, n’a opposé que des refus. Un avis très attendu devrait être  rendu prochainement.