Miimosa, la plateforme qui rapporte à ceux qui prêtent pour mieux manger

La plateforme Miimosa, dédiée au financement participatif de projets agricoles et alimentaires a présenté mardi une déclinaison consacrée aux projets plus larges de « transition » agricole, en lien avec l’industrie agroalimentaire et la distribution.

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« L’Europe, l’Etat et les banques ne peuvent intégralement couvrir » les importants besoins de l’agriculture, laquelle a « besoin de relais de financement », a expliqué le fondateur de Miimosa, Florian Breton, lors d’un point presse au siège des chambres d’agriculture, à Paris. 

La plateforme Miimosa répond au besoin des consommateurs de se « réapproprier leur alimentation », selon lui. Avec le soutien de partenaires comme Herta, Carrefour, Danone, D’Aucy, ou les Paysans de Rougeline, Florian Breton espère financer à hauteur de 100 millions d’euros des projets de transition agricole, d’ici quatre ans, en permettant, via cette nouvelle plateforme, à des particuliers ou des personnes morales d’abonder des emprunts émis sous forme de minibons ou d’obligations simples.

Un agrément délivré par l’AMF

Cet objectif, qui tient compte des apports des partenaires, qui vont accompagner et co-financer les projets, est d’une ampleur bien supérieure aux sommes levées par la plateforme Miimosa classique. Depuis son lancement il y a quatre ans, celle-ci a collecté neuf millions d’euros pour 1.700 projets, auprès de 100.000 membres, via des dons avec contrepartie ou des prêts participatifs.

Les prêteurs de ces projets étaient limités dans l’apport qu’ils pouvaient faire, alors que pour sa plateforme Miimosa transition, la société a obtenu un agrément délivré par l’AMF qui permet de proposer des solutions de financement allant de 50.000 à un million d’euros, et surtout sans limite de placement pour les financeurs, ce qui n’était pas le cas pour les projets financés par Miimosa.

Ces limitations n’ont cependant pas empêché la plateforme « classique » de faire passer de 0,1% à 3% la part des projets liés à l’agriculture et à l’alimentation dans le financement participatif en France, selon Florian Breton, qui espère porter ce chiffre à 15%.

Rédaction Mieux Vivre avec AFP

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