1000 euros à placer ? Voici les meilleurs placements du moment

Aujourd’hui, si vous avez 1 000 euros à placer, quasiment tous les placements ordinaires vous sont accessibles, sans engagement de votre part sur des versements ultérieurs.

Avec 1000 euros, vous ne pourrez pas courir tous les lièvres à la fois !

La meilleure façon d’épargner, la plus indolore et la plus efficace, c’est d’investir régulièrement ! Les Français sont fervents de cette pratique dès qu’il s’agit de rembourser un crédit immobilier. En revanche, l’enthousiasme se fait moins débordant avec l’épargne financière. Actuellement, le principe des versements libres prévaut. Ainsi, seul le plan d’épargne logement (PEL) vous oblige à effectuer des versements réguliers. Une faible contrainte, au vu du seuil fixé à 45 euros…

Guide à télécharger >> Nos solutions pour placer gagnant en 2019

Aujourd’hui, si vous avez 1 000 euros à placer, quasiment tous les placements ordinaires vous sont accessibles, sans engagement de votre part sur des versements ultérieurs. Les livrets sont généralement disponibles à partir de 10 ou 15 euros. Mais vous pouvez aussi viser l’assurance vie. Tous les contrats ne vous seront pas proposés, mais parmi les 230 produits analysés dans nos Grands Prix de l’assurance vie, environ 60 % affichent un ticket d’entrée inférieur ou égal à 1 000 euros.

Toutefois, vous ne pourrez pas courir tous les lièvres à la fois ! Sauf si vous détenez déjà un portefeuille boursier, excluez les actions en direct. La raison ? Il est impossible de construire un ensemble diversifié avec seulement 1 000 euros en poche. Si vous voulez aller en Bourse, mieux vaut vous regrouper avec d’autres épargnants. Vous pouvez rejoindre un club d’investissement, où avec des moyens limités – 5 500 euros de versements au maximum par participant et par an – , cinq à vingt personnes investissent ensemble sur des actions. Autres solutions, le recours à des trackers ou à la gestion collective, en achetant des parts de Sicav.

Avec 1 000 euros en poche, on peut aussi préparer l’avenir en déclenchant le compteur pour les enveloppes pourvues d’avantages fiscaux liés à la durée de détention. Par exemple, en ouvrant un plan d’épargne en actions (PEA) et un contrat d’assurance vie multisupport. Vous aurez ainsi deux cordes supplémentaires à votre arc, susceptibles d’être utilisées par la suite.

Le débutant privilégie les livrets réglementés

Livret A. Clé de voûte de tout patrimoine, le livret A est le produit préféré des Français puisque 82 % d’entre eux en détiennent un, selon l’Observatoire de l’épargne réglementée (Banque de France). Il présente l’avantage d’être totalement défiscalisé, simple à appréhender et liquide : vous pouvez récupérer vos avoirs à tout moment, sous un délai très bref. Seul point faible, son niveau de rémunération, fixé à 0,75 % par le Gouvernement pour toute l’année 2019. En outre, la nouvelle formule de calcul qui entrera en vigueur en février 2020 sera moins avantageuse que précédemment en période d’inflation. Malgré cela, le livret A reste la tirelire à privilégier pour son épargne de précaution, sans aller forcément jusqu’à le saturer à son plafond (22 950 euros).

Livret Jeune. Encore plus intéressant que le livret A, mais réservé aux 12-25 ans, le livret Jeune est lui aussi entièrement défiscalisé. Certaines banques, pour attirer ces clients en herbe, dopent son taux au-delà du minimum légal, actuellement fixé à 0,75 %. Les mieux-disantes offrent jusqu’à 2 % par an. Impossible de trouver mieux parmi les placements sans risque et sans fiscalité ! Guettez également les opérations promotionnelles, accompagnées d’une prime à l’ouverture du livret (jusqu’à 50 euros). Attention, à l’instar du livret A, vous ne pouvez posséder qu’un seul produit de ce type. Et vous ne pourrez pas y déposer plus de 1 600 euros. Seule la capitalisation des intérêts pourra vous permettre de dépasser ce plafond.

Notre sélection : BNP Paribas (2 %) ; Monabanq (2 %) ; Société Générale (2 %) ; CIC (1,75 %) ; Crédit Mutuel (1,75 %) ; LCL (1,75 %).

L’ultra prudent investit au capital de sa banque

Parts sociales. En acquérant ces titres, vous devenez propriétaire d’une petite partie du capital d’une caisse locale de banque mutualiste. Non cotées en Bourse, les parts sociales présentent la particularité d’avoir une valeur stable dans le temps, ce qui est parfaitement sécurisant. Seul risque : la faillite de l’établissement, somme toute peu probable puisque ces banques de dépôt font partie des réseaux bancaires les moins exposés en cas de crise.

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Vous recevrez tous les ans une rémunération votée en assemblée générale en fonction des résultats de l’établissement. Le gain servi chaque année est toutefois plafonné légalement. Jusqu’en 2017, c’était le taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées (TMO) qui fixait la borne haute. Mais face à la baisse de ce taux de marché, le Gouvernement a souhaité donner davantage de latitude aux établissements. Le nouveau plafond, plus avantageux, prend comme référence le TMO lissé sur trois ans auquel on ajoute deux points de pourcentage. Pour les rémunérations versées en 2018, il est fixé à 2,95 %. Bien évidemment, en dessous de ce maximum, chaque caisse locale ou régionale choisit le montant qu’elle souhaite distribuer.

Autre atout, vous bénéficiez d’une fiscalité intéressante. Les parts sociales étant assimilées à des actions, les dividendes sont imposés au prélèvement forfaitaire unique (30 %, prélèvements sociaux inclus) ou, sur option, au barème de l’impôt progressif (qui s’appliquera alors à l’ensemble de vos revenus de valeurs mobilières). Dans ce cas, vous déduirez un abattement de 40 %. Autre possibilité : les loger dans un PEA et profiter de la fiscalité de cette enveloppe.

Si les parts sociales constituent un placement sans risque, leur liquidité est variable : certains établissements vous permettent de récupérer votre mise en quelques semaines, d’autres n’offrent qu’une porte de sortie limitée dans le temps chaque année. Pour certaines parts, le délai peut aller jusqu’à cinq ans contre une meilleure rémunération.

Notre sélection : Crédit Agricole (notamment Anjou Maine : 2,95 %, Provence Côte d’Azur : 2,93 %, Centre-Est :  2,10 %, Normandie : 2 %) ; Crédit Mutuel Nord Europe (1,75 % pour la part C) ; Crédit Mutuel Arkéa (1,70 %).

Le fiscophobe finance sa retraite grâce à l’Etat

Perp. Le plan d’épargne retraite populaire (Perp) est une bénédiction pour l’épargnant allergique aux impôts. Ce produit accessible à tous fonctionne en deux temps :  d’abord, une phase d’épargne, suivie, lorsque vous aurez liquidé vos droits à la retraite, du versement d’une rente viagère (avec la loi Pacte en cours de discussion, la sortie du Perp devrait pouvoir se faire aussi partiellement ou totalement en capital).

Principal atout du Perp aux yeux de notre fiscophobe  : vous pouvez déduire de votre revenu imposable les cotisations versées, dans certaines limites. Elles sont fixées à 10 % des revenus professionnels de l’année passée après abattement de 10 %, ces revenus étant euxmêmes plafonnés à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. Les versements ne peuvent donc excéder 32 419 euros en 2019.

Toutefois, notre allergique à l’impôt ne doit pas perdre de vue qu’une fois à la retraite, la rente qu’il percevra sera imposée. Le prélèvement de l’impôt est donc plus décalé que neutralisé. Mais le Perp reste une bonne enveloppe, surtout si vous anticipez une baisse de revenu, et donc d’impôt, après votre cessation d’activité. Principale difficulté pour 2019, savoir à quoi s’en tenir avec les règles anti-optimisation mises en place en 2018 pour « l’année blanche ». Si vous souscrivez pour la première fois cette enveloppe, pas de problème, vous pouvez déduire tant que vous voulez, dans les limites du plafond. Si vous possédiez déjà un Perp l’an dernier, le calcul est plus complexe : si le montant versé en 2018 était inférieur à la fois à celui versé en 2017 et à celui versé en 2019, vous ne pourrez déduire que la moyenne des sommes versées en 2018 et 2019.

Notre sélection : Mes-placements Perp, Puissance Avenir Perp et LinXea Perp (pour leur fonds en euros géré par Suravenir, bien rémunéré) ; Perp Eres 163x (Swiss Life) pour la qualité de ses placements financiers ; Multi Perp (Mutavie) pour ses frais de gestion doux.

Le non-imposable fait le plein de livrets

LEP. Ce produit de niche, trop méconnu, est réservé aux ménages modestes. La rémunération du livret d’épargne populaire est majorée par rapport à celle du livret A : 1,25 % cette année. Pour ouvrir un compte, le revenu du foyer ne doit pas dépasser certains plafonds. C’est le revenu fiscal de référence, figurant sur votre avis d’imposition, qui est pris en compte. En 2019, on vous réclamera votre avis 2018 portant sur vos revenus 2017. Les plafonds viennent d’être publiés. Ils s’élèvent à 19 779 euros pour une personne seule, 30 342 euros pour un couple sans enfant ou encore à 40 905 euros pour un couple avec deux enfants. On peut épargner jusqu’à 7 700 euros sur un LEP et posséder jusqu’à deux livrets au sein du foyer.

Livrets bancaires. Ceux que l’on appelait, il y a encore quelques années, les « superlivrets » n’ont plus vraiment la cote depuis que leur rémunération a sérieusement flanché. Mais pour un épargnant non imposable, ces produits peuvent rester intéressants car il ne paiera que les prélèvements sociaux sur les gains (17,2 %). En faisant la chasse aux taux promotionnels et autres primes, il gagnera plus qu’avec un livret A ou un LDDS. Il faut donc être agile, se tenir informé et ne pas hésiter à fermer un livret pour en ouvrir un autre dès que l’offre avantageuse est terminée. Chronophage, mais rentable !

Notre sélection : Livret Distingo de PSA Banque (3,10 % brut pendant deux mois puis 1 %) ; Livret Orange Bank (1 % brut) ; livret Zesto de RCI Bank and Services (1 % brut) ; Livret + de Fortuneo Banque (2,5 % brut pendant quatre mois puis 0,30 %).

L’investisseur s’initie à la Bourse

Trackers. Si les actions restent le meilleur moyen de faire fructifier son argent, constituer un portefeuille suffisamment diversifié avec 1 000 euros n’est guère réaliste. Nous recommandons donc pour une telle somme d’acquérir des trackers, encore appelés ETF pour Exchange Traded Fund. Ces fonds d’investissement suivent à la trace la performance d’un indice représentatif d’un ensemble de valeurs, comme le CAC 40 pour les grandes valeurs françaises. Ils permettent donc d’accéder à un portefeuille diversifié, par exemple sur un pays ou une zone, en une seule opération. En outre, cette stratégie sera moins coûteuse que l’acquisition de plusieurs actions en direct. Comptez entre 0,20 et 0,50 % par an de frais de gestion en moyenne.

Les trackers s’achètent et se vendent aussi facilement que les actions et comme elles, s’identifient grâce à leur code Isin. Vous y souscrirez par l’intermédiaire de votre banque ou, moins onéreux, d’un courtier en ligne. Vous pourrez ainsi facilement vous constituer un portefeuille cohérent. Nos conseils : 60 % sur la zone euro, 25 % sur les Etats-Unis et 15 % sur les émergents. Ou encore : 100 % sur un ou plusieurs ETF internationaux. La principale difficulté reste de les choisir car il en existe un grand nombre, répliquant une foule d’indices. Privilégiez les grands émetteurs (Amundi, BNP Paribas, Lyxor, etc.) et les indices les plus connus (CAC 40, Euro Stoxx 50, MSCI World…).

Notre sélection : Amundi ETF CAC 40 UCITS ETF EUR (LU1681046931) ; HSBC Euro Stoxx 50 UCITS ETF EUR (IE00B4K6B022) ; BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF EUR (FR0011550185) ; Lyxor MSCI World UCITS ETF EUR (FR0010315770).

Le joueur surfe sur les produits dérivés

Turbos. Par définition, un joueur est prêt à prendre des risques. Les produits dérivés sont faits pour lui car ils permettent, avec une petite mise, de jouer gros grâce à l’effet de levier ! Les produits dits put permettent de miser sur la baisse d’une action ou d’un indice (appelés sous-jacents), en vendant cet actif à un prix établi à l’avance (dénommé « niveau de financement »). Les produits dits call fonctionnent exactement pareil mais en anticipant une hausse.

Les plus simples à appréhender sont les turbos, car on peut calculer leur valeur facilement. Elle correspond à la différence entre le cours du support et son niveau de financement, ajusté d’une parité. Prenons l’exemple d’un turbo put sur le CAC 40 construit avec un niveau de financement de 5 000 points et une parité de 100/1. Si le CAC 40 vaut 4 800 points, ce turbo vaudra 2 euros, soit l’équivalent de la différence entre le niveau du CAC 40 et le niveau de financement (200 points), cette différence étant divisée par la parité de 100. Si le CAC 40 baisse ensuite à 4 700 points (soit 2,08 %), la différence avec le niveau de financement augmente à 300 points et le turbo put vaut : 300 divisés par 100 = 3 euros. On a ainsi gagné 50 %, soit un effet de levier de 27,5 fois environ.

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L’épargnant joueur doit cependant se montrer prudent pour éviter les désillusions. En effet, un turbo est assorti d’une « barrière désactivante ». Plus le cours du sous-jacent se rapproche de ce niveau préétabli, plus le turbo aura un effet de levier important (donc alléchant). Mais si l’indice ou l’action franchit ce niveau (à la hausse ou à la baisse selon le type de produit), la valeur du turbo tombe à zéro ! Définitivement. Un peu d’entraînement peut s’avérer nécessaire avant de se lancer dans le grand bain. Pour investir sur ces produits spéculatifs de court terme, vous devrez ouvrir un compte spécifique chez un courtier en ligne, Bourse Direct, Boursorama Banque ou Fortuneo Banque par exemple.

Le solidaire partage ses gains

Livret solidaire. L’épargnant solidaire veut savoir où est placée son épargne et, si possible, en faire profiter la collectivité. Les produits d’épargne solidaire ne sont pas très nombreux. Bien souvent, il faut sortir des sentiers battus de la distribution pour les trouver. Dans ce domaine, l’association Finansol fait référence pour labelliser et promouvoir ce type de placement. Avec 1 000 euros, le plus simple consiste à regarder l’offre de livrets. Ils fonctionnent tous sur le même principe. Une partie des gains – au moins 25 % pour être labellisé Finansol – est reversée à une association. Vous avez généralement le choix entre plusieurs bénéficiaires. Vous pouvez souscrire ces enveloppes chez des spécialistes des produits solidaires, comme le Crédit Coopératif. Avec son livret Agir, rémunéré 1 % brut jusqu’à 15 300 euros puis 0,10 %, la moitié de vos intérêts finance une des 44 associations référencées.

Les intérêts sont soumis à l’impôt sur le revenu au prélèvement forfaitaire unique sauf la part cédée qui bénéficie d’une taxation de 5 % (majorée des prélèvements sociaux). De plus, vous obtenez sur cette part une réduction d’impôt équivalente à 66 % ou 75 % du don, selon l’association soutenue. Vous trouverez aussi des livrets solidaires dans les réseaux du Crédit Mutuel, à la Maif ou à la Macif. Quelques banques, dont La Banque Postale, vous proposent une « option » solidaire portant sur les gains de vos livrets A ou LDDS.

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