Placement : attention à la recrudescence des faux sites pour investir dans les vaches laitières

En ce début d’année 2019, l’AMF constate que les arnaques à l’investissement dans des cheptels laitiers sont en augmentation. Elle invite à la prudence.

Les taux affichés sont très intéressants ... mais c'est une arnaque. Crédit: Istock

Pourquoi ne pas investir dans un cheptel de vaches laitières ? Après tout, le rendement affiché est de 4%, voir 6 ou 12% selon les sites Internet, pour l’achat de plusieurs bêtes. Des taux bien plus intéressants que le Livret A … si ce n’était pas une arnaque.

Multiplication du cheptel

L’association de consommateurs UFC-Que choisir relaie des informations de l’Autorité des marchés financiers (AMF) selon lesquelles les arnaques de ce type sont en recrudescence en ce début d’année 2019. Une arnaque qui fonctionne via des sites Internet qui peuvent s’appeler « cheptel-france.com » ou « cheptel-finance.fr », par exemples, deux sites classés sur la liste noire de l’AMF.

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Comment ça fonctionne ? Après avoir supposément acheté des bêtes, l’investisseur est rémunéré grâce à la multiplication du cheptel. « L’éleveur garde le lait et les mâles et une fois les charges payées, le propriétaire gagne plus 4% du rendement en tête de bétail. Il s’agit donc d’un paiement en nature que l’investisseur peut décider de vendre comme jeunes génisses ou de réinvestir dans la croissance du cheptel », peut-on lire sur cheptel-finance.fr. Il est conseillé de laisser l’argent pendant 5 ans, la mise de départ serait doublée en 19 ans.

Se fier à la liste noire

Des conseillers rappellent les personnes potentiellement intéressées pour les convaincre. Une fois le virement de l’argent effectué, le piège se referme, note l’association de consommateurs : l’entreprise derrière le site internet devient injoignable, l’argent part sur des comptes étrangers. Toutes les informations sur le site Internet sont fausses. L’UFC indique que les articles et vidéos de presse relayés par certains sont « basés sur de vraies informations, mais utilisés à des fins frauduleuses ».

Ouest-France s’était fait l’écho de ces arnaques, il y a quelques mois. Une avocate lyonnaise raconte que les clients se sont rendus compte de leur erreur au moment d’effectuer un virement en Espagne ou en Angleterre. Le site internet de l’Association française d’investissement en cheptel (Afic), une institution sérieuse, a dû fermer car il avait été piraté et renvoyait vers un site proposant une arnaque.

L’AMF recommande de se fier à sa liste noire (non-exhaustive) des sites frauduleux proposant d’investir dans des biens divers. Elle possède également une plateforme dédiée aux épargnants, Epargne info service.

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