Aristophil: plus de 5 millions d’euros pour la nouvelle vente du fonds

La première vente de la session de printemps du fonds Aristophil consacrée lundi aux beaux-arts a été dispersée avec succès par la maison Aguttes. Quatre autres ventes sont prévues jusqu’à vendredi.

La tentaculaire "affaire Aristophil" fait l'objet de procédures pénales et civiles toujours en cours. Crédit : Istock

La première vente de la session de printemps du fonds Aristophil consacrée lundi aux beaux-arts a été dispersée avec succès par la maison Aguttes pour un montant dépassant les 5 millions d’euros, a-t-on appris mardi auprès de la maison de vente.

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Une huile sur toile d’Henri Martin, « Le bassin » (estimée entre 300.000 et 500.000 euros), est partie pour 520.000 euros tandis qu’un tableau de Pierre-Auguste Renoir, « Femme en rose dans un paysage à Cagnes » (estimé entre 300.000 et 500.000 euros) a été adjugé à 494.000 euros. Le « Portrait de femme » de Francis Picabia a suscité une bataille d’enchères pour dépasser cinq fois son estimation, atteignant 273.000 euros.

Le musée Bonnard a préempté 15 lettres autographes signées par Pierre Bonnard, l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) a préempté des notes, manuscrits et lettres de l’abbé Morel, Charles Camoin et d’Eugène Delacroix tandis que le Centre Pompidou a préempté pour la bibliothèque Kandinsky deux lettres de Wassily Kandinsky. Une signature de Pablo Picasso estimée 1.500 euros a trouvé preneur pour 27.300 euros et une signature de Georges Seurat a été vendu 42.900 euros. Quatre autres ventes sont prévues jusqu’à vendredi.

18.000 épargnants lésés

La tentaculaire « affaire Aristophil » fait l’objet de procédures pénales et civiles toujours en cours. 18.000 épargnants, auxquels Aristophil avait proposé d’investir dans de prestigieux manuscrits, comptent sur ces ventes aux enchères pour être, au moins partiellement, indemnisés. Les manuscrits dans lesquels ils avaient placé leurs économies se sont révélés largement surpayés par rapport au prix du marché, et certains ont été ruinés.

Quatre maisons (Aguttes, Artcurial, Drouot Estimations et Ader-Nordmann) sont chargées sous le sigle OVA (Opérateurs de Vente Aristophil) de la dispersion des pièces.  

Les 14 premières ventes (en deux temps) en 2018 avaient atteint 26,4 millions d’euros.

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