Investissement : le prix moyen de l’hectare de forêt a augmenté en 2018

Le marché de la forêt se porte bien, avec des ventes de plus en plus nombreuses.

Les prix augmentent en raison d'une forte demande. Crédit: Mario FOURMY/SIPA

Les forêts, un investissement qui intéresse de plus en plus. Selon la Société forestière de la Caisse des dépôts il s’est vendu pour 1,6 milliard d’euros de forêts en 2018, ce qui représente une hausse de 5,6% en un an, selon Les Echos et Le Figaro. Près de 130 100 hectares ont changé de propriétaire, répartis dans 19 000 lots. Le nombre de transactions augmente ainsi de 3,3%.

Le prix moyen a doublé en vingt ans

Selon Jean-Pierre Mesnil, directeur des investissements forestiers et fonciers pour la société forestière, le prix moyen de l’hectare de forêt non bâtie a ainsi doublé depuis 1997. En 2018, il a encore augmenté, de 3,5%, à 4 250 euros. Une hausse qui concerne toutes les régions françaises. « Depuis 2007, 2008, après la crise financière, on a vu les prix des bois monter », fait-il remarquer. Des disparités sont cependant à noter, selon la qualité des forêts, leur localisation géographique et le degré de concurrence entre les candidats à l’acquisition. Le montant de près de 90% des transactions se situe dans une fourchette comprise entre 670 euros et 12 730 euros de l’hectare. Le record du prix à l’hectare s’élève à 23 000 euros, pour une forêt de chênes.

Le chêne intéresse d’ailleurs les acheteurs chinois qui font monter les prix : +30% en trois ans. Ce qui permet aux forêts du nord du bassin parisien, riches en chêne, de prendre de la valeur. L’hectare s’y négocie à partir de 6 560 euros, +7% en un an.

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Plus de demande que d’offre

Une hausse des prix qui est aussi le résultat d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, note Gilles Seigle, le PDG de la Société forestière, « puisque le marché du bois est un marché international, qu’il y a une demande qui s’accroît, qu’aujourd’hui les industries traditionnelles continuent à vouloir du bois, et que les nouvelles utilisations, notamment sur la construction, se développent ».

Les petites forêts (entre un et dix hectares) sont les plus demandées : elles représentent neuf transactions sur dix, pour 37% des surfaces vendues. Les ventes de ces petites parcelles ont augmenté de 57% en dix. La loi Macron de 2014 a d’ailleurs accéléré le processus, en limitant les frais de notaire.

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