Les multiples atouts du Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco)

Avec un Perco, votre employeur finance en partie un futur complément de retraite. Le tout dans des conditions fiscales avantageuses pour toutes les parties.

Comparé au PEE, le PERCO a l’atout d’interdire les actions de l’entreprise et l’inconvénient d’être moins souple. Crédit: iStock.

Le plan d’épargne retraite collectif (Perco) est un outil d’épargne salariale complémentaire au plan d’épargne entreprise. D’ailleurs, la condition de son ouverture au sein d’une entreprise est l’existence préalable d’un PEE !

Vous pouvez y déposer tout ou partie de votre participation ou de votre intéressement, et y effectuer des versements volontaires dans la limite de 25% de votre rémunération brute annuelle. Le cas échéant, l’entreprise peut abonder vos dépôts, c’est-à-dire les compléter.

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En tout état de cause, l’employeur doit prendre en charge les frais de tenue de compte du plan et un arbitrage annuel. Il peut aussi financer les commissions de souscription sur le versement de la participation, de l’intéressement et d’un versement volontaire. Le maximum d’abondement est de 300% de votre versement et de 16% du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass). Soit 6 484 euros en 2019.

Les avoirs sur les Perco doivent être détenus jusqu’au départ en retraite. La sortie s’effectue en principe sous forme de rente viagère, sauf si un accord d’entreprise prévoit une possibilité de sortie en capital. La loi Pacte devrait systématiser la possibilité de sortir en capital.

Le capital est-il garanti ?

Non.

L’argent est-il disponible ?

Non. L’épargne est bloquée jusqu’à votre départ en retraite. Il existe toutefois six cas de sortie avant terme (lire ci-dessous).

Six cas de déblocage anticipé. Les sommes versées sur un Perco sont indisponibles jusqu’au départ à la retraite. Mais le déblocage anticipé est possible dans six cas de figure : décès (salarié, époux ou partenaire de Pacs); invalidité (salarié, époux, partenaire de Pacs ou enfants); surendettement; acquisition de la résidence principale; sa remise en état à la suite d’une catastrophe naturelle; expiration des droits à l’assurance chômage. Un certain formalisme est nécessaire pour retirer son argent en pareille situation. Par exemple, pour l’achat de la résidence principale, il faut fournir à la société de gestion le montant de l’apport personnel et une copie de la promesse de vente.

Combien ça rapporte?

Tout dépend des fonds choisis !  Au moins trois supports différents doivent être proposés, dont un fonds solidaire. Par défaut, les versements sont déposés sur un fonds piloté à échéance de la retraite, avec un niveau de risque dégressif dans le temps.

Quelle est la règle fiscale ?

Les sommes versées au salarié par l’entreprise sur un Perco échappent à l’impôt sur le revenu et aux charges sociales salariales. Pour l’entreprise, elles subissent un forfait social, égal actuellement à 16 ou 20%. A noter, l’abondement versé diminue l’enveloppe fiscale disponible pour l’épargne retraite individuelle.

Au terme, la rente viagère est imposable après un abattement variable selon votre âge lors de son entrée en service. De 60 à 69 ans, l’imposition porte sur 40% de la rente, plus les taxes sociales. Si elle n’échappe pas aux taxes sociales, la sortie en capital passe, elle, à travers les mailles de l’impôt sur le revenu.

Où souscrire ?

Un Perco résulte d’un accord dans votre société ou d’un accord de branche ou territorial. On parle alors de Percoi (interentreprises).

Nos conseils 2019

Comparé au PEE, il a l’atout d’interdire les actions de l’entreprise et l’inconvénient d’être moins souple. Trop souvent, le choix du salarié entre PEE et Perco se fait sur la base de l’abondement offert. Les salariés qui y ont accès doivent profiter de cette enveloppe.

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