La BCE maintient ses taux et confirme les annonces de septembre

Les taux resteront à leur niveau actuel, voire descendront plus bas, jusqu’à ce que l’institution constate un retour durable de l’inflation.

La mesure la plus controversée annoncée en septembre, soit la relance des rachats de dette sur le marché, a été reconduite. Crédit: iStock.

La Banque centrale européenne a confirmé jeudi l’arsenal de relance monétaire adopté en septembre au prix de profondes divisions internes, avant la dernière conférence de presse de son président Mario Draghi. 

Comme attendu, le principal taux d’intérêt a été maintenu à zéro, tandis que les banques se verront appliquer un prélèvement de 0,50% sur les dépôts qu’elles confient à la banque centrale au lieu de les prêter à leurs clients. 

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Ces taux resteront à leur niveau actuel « ou à des niveaux plus bas » jusqu’à ce que l’institution constate un retour durable de l’inflation dans les clous de son mandat, soit un niveau proche mais inférieur à 2%, selon le communiqué sur les décisions de politique monétaire.

A quelques jours de la passation officielle entre Mario Draghi et la Française Christine Lagarde, la BCE a également confirmé la mise en place d’un système de taux négatifs par palier, pour amoindrir la charge financière pesant sur les banques. 

Poursuite des rachats de dette

Elle s’apprête enfin à appliquer la mesure la plus controversée annoncée en septembre, soit la relance des rachats de dette sur le marché à compter de novembre et à raison de 20 milliards d’euros par mois, sans horizon de temps, dans l’espoir de ranimer une économie plombée par les tensions commerciales.

Dégainée il y a un mois, cette panoplie d’annonces avait suscité les critiques publiques des banques centrales allemande et néerlandaise, quelques jours avant que Sabine Lautenschläger, membre allemande du directoire de l’institut, ne claque la porte en signe de désaccord.

M. Draghi devrait s’employer jeudi à relativiser cette cacophonie sans précédent, tout en confortant les décisions prises alors que la situation économique en zone euro ne montre pas de signe d’amélioration depuis septembre.

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