Natixis: la suspension d’un trader à New York sème le doute chez les investisseurs

Natixis évoque un « cas individuel » et assure qu’il s’agit « d’une procédure purement interne …/… sans conséquence aucune sur les clients ou les activités de Natixis ».

Cet incident vient s'ajouter à deux précédents pour Natixis. Crédit: iStock.

L’annonce de la suspension d’un trader de la filiale américaine de Natixis a fait chuter mardi le cours du groupe bancaire, qui a assuré qu’il s’agissait d’une procédure « interne » et « sans conséquence aucune pour les clients » et ses activités. 

Selon Bloomberg News, un trader français responsable de deux unités de dérivés actions à New York a été suspendu par la direction du groupe qui enquête sur ses transactions passées. A la clôture du marché parisien, le titre Natixis reculait de 3,93% à 3,86 euros.

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Dans un communiqué diffusé dans la soirée, Natixis a évoqué un « cas individuel » et assuré qu’il s’agissait « d’une procédure purement interne qui n’est en aucun cas liée à une perte en résultat et est sans conséquence aucune sur les clients ou les activités de Natixis ».

Le groupe bancaire a précisé qu’il « suit et revoit constamment les performances de ses collaborateurs grâce à des procédures internes solides, applicables à l’ensemble des salariés ».

« Nous avons un modèle qui a été, dans certaines conditions de marché, imparfait »

Cet incident vient s’ajouter à deux précédents. En décembre 2018, le groupe bancaire avait également subi un revers sur les activités de dérivés actions en Asie qui lui avait coûté au final près de 260 millions d’euros. En février, François Riahi, directeur général du groupe, avait alors qualifié le problème de « sujet isolé » sur des produits distribués uniquement en Corée du Sud.

« Nous avons un modèle qui a été, dans certaines conditions de marché, imparfait, nous avons arrêté la commercialisation de ces produits et il n’y a pas d’autres mesures à prendre », avait-il assuré lors de la présentation des résultats annuels de Natixis.

Puis en juin, l’entité cotée du groupe BPCE avait essuyé un tumulte boursier après la publication d’une enquête du Financial Times et d’une note de la société financière Morningstar mettant en doute la direction du gestionnaire d’actifs britannique H2O Asset Management, affiliée à Natixis.

Des suspicions de conflits d’intérêts ainsi que des inquiétudes sur la liquidité de certains fonds détenus par H2O avaient affolé les investisseurs les conduisant à retirer une partie de leurs capitaux. 

Dans la foulée, Natixis avait avancé l’audit de sa filiale qui s’est traduit par l’annonce en novembre, à l’occasion de la présentation de ses résultats du troisième trimestre, d’un plan de renforcement de la gouvernance et des fonctions de contrôle au sein de sa filiale de gestion d’actifs. 

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