Placements: comment investir dans l’agriculture

L’or vert… Il est possible d’investir dans le vin, mais, c’est peut-être moins connu, dans les forêts, les terres agricoles ou encore les vaches laitières. Tour d’horizon des placements plus ou moins judicieux.

Les terres agricoles multiplient les atouts. Crédit: iStock.

Les Français sont de plus en plus enclins à repenser leurs achats en vue de faire des choix plus responsables. Et sur le papier, l’intérêt des placements agricoles semble réel. Mais qu’en est-il dans les faits ? L’Autorité des marchés financiers (AMF) incite les épargnants à une extrême prudences dès lors qu’il s’agit d’investir dans des placements considérés comme atypiques, souligne BFMTV.

Les grands crus français, ce n’est pas nouveau, jouissent d’une image de marque internationale. Mais investir dans ce secteur reste complexe. Aussi, mieux vaut être épaulé par un professionnel après avoir décidé de la façon dont vous souhaitiez investir. Si les analystes mettent généralement en avant le côté « valeurs sûres » des Bordeaux, ils attirent aussi l’attention des investisseurs sur le soin apporter aux sociétés qui les distribuent. L’autre option consiste à se constituer une cave à vocation patrimoniale. Quel que soit votre choix, mieux vaut ne pas se fier aux rendements promis, les performances passées ne présageant pas des performances du futur. Et pour la revente, il est conseillé de passer par des enchères, mais il ne faut pas perdre de vue qu’en cas de plus-value vous serez taxés.

Dans le cas des vaches laitières, il s’agit d’en acheter (1 500 euros par tête) pour la louer à un agriculteur via l’intermédiaire d’un gestionnaire. L’AMF attire l’attention des investisseurs sur le fait que les rendements promis semblent trop alléchants pour être vrais et précise qu’ils peuvent être redistribués en nature avec l’agrandissement du cheptel et l’acquisition de nouvelles vaches, ou au travers d’une plus-value générée par la revente des animaux.

Les terres agricoles et les forêts, des investissements sur le long terme

Les terres agricoles françaises, quant à elles, intéressent de plus en plus les fonds d’investissement étrangers. Mais rien n’empêche les particuliers de diversifier leur portefeuille en investissant dans ce secteur dont le taux de rendement oscille entre 1 et 3% par an. Ce placement multiplie les atouts. Non seulement le prix des terres agricoles s’est fixé autour de 5 900 euros par hectare (4 690 euros pour les terres louées), mais il varie selon leur localisation. Pour investir en tant que particulier, vous pouvez rejoindre un groupement foncier agricole (GFA) qui, comme pour les forêts ou les SCPI, divise des parts qu’elle répartit entre ses membres et dont le prix varie entre des dizaines d’euros à plusieurs milliers d’euros. Les loyers, eux, sont encadrés et les terres agricoles profitent d’un régime fiscal spécial.

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Quid des forêts ? Acheter une parcelle de bois ou de forêt en passant par le biais d’un groupement foncier forestier (GFF) ou en achetant une parcelle de forêt directement en passant par un notaire ou une société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) est intéressant dans une optique de diversification de portefeuille. Il s’agit d’un placement à réaliser sur du très long terme et qui a l’avantage d’être très faiblement impacté par les crises économiques ou la faiblesse des taux d’intérêt. Par ailleurs, les forêts permettent aussi des abattements fiscaux, sous certaines conditions.

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