Enchères: les vins natures ont la cote, malgré le confinement

Les enchères viticoles en ligne ne semblent pas subir la crise sanitaire et le confinement, où les vins natures séduisent les adjudicataires.

Si les vins natures tirent leur épingle du jeu, le secteur viticole subi la crise sanitaire. Crédit: iStock.

Le site iDealwine, première plateforme de vente de vin aux enchères sur Internet, vient de publier les dernières tendances du marché. Apparemment, les enchères dédiées au vin ne semblent pas pâtir du confinement décrété dans le but d’endiguer la propagation du coronavirus, relaie Le Point. Les vins natures y jouissent même d’une belle cote. En février et en mars, ces derniers ont suscité un intérêt grandissant de la part des adjudicataires de la plateforme.

Non seulement leurs acheteurs en ligne sont de plus en plus nombreux, mais leur engouement permet aux vins natures d’enregistrer de bons résultats. Du coup, le site développe – en volume – ce secteur, qui a le vent en poupe depuis cinq ans. Sur iDealwine, en moins d’un an, près de trois ventes thématiques ont été dédiées à ce créneau. « Les dernières dispersions de vins nature aux enchères attestent une demande très soutenue pour ce type de flacons, recherchés par l’ensemble de nos clients en Asie, en Europe ou aux États-Unis, et ce, malgré le confinement », explique au magazine Lionel Cuenca, cofondateur de la plateforme. 

Une communication solidaire

La Loire, précurseur de la tendance des vins produits sans intrant, est le fer de lance de ce créneau. Sur le site, des acheteurs de la cuvée Les Nourrissons 2012, issue de vignes centenaires, du domaine Stéphane Bernaudeau, ont déboursé 200 euros (+32%) pour une bouteille. Nouveau venu sur le terrain nature, la maison Dagueneau (Pouilly Fumé) et sa cuvée Astéroïde 2015 a fait une grande percée avec des ventes flirtant avec les 900 euros (+ 35%). Dans, le Jura les vins du domaine Pierre Overnoy séduisent toujours les amateurs, prêts à débourser 350 euros (+ 12%) pour des Arbois Pupillin Vieux Savagnin Ouillé ou des Poulsard adjugés plus de 1 000 euros (+ 66%).

A LIRE >> Rendement annuel, fiscalité… Ce qu’il faut savoir avant d’investir dans un groupement foncier viticole (GFV)

Si les vins natures, tendances dans les bars parisiens avant le début de confinement, tirent leur épingle du jeu, le secteur viticole subi la crise sanitaire. « La récession économique qui se profile à l’échelle mondiale va créer des facteurs exogènes qui ne seront pas favorables à la vente de ce millésime 2019. Ce qui compte, dans l’immédiat, c’est que les propriétés communiquent de manière solidaire et regroupée, qu’elles prennent clairement position à l’égard du marché et annoncent ce qu’elles prévoient pour la commercialisation des vins. Car le risque, au-delà même de la question du prix, c’est que les acheteurs passent leur tour et recentrent leurs achats sur d’autres régions », a expliqué Angélique de Lencquesaing, directrice générale déléguée d’iDealwine, sur BFMTV. 

Sur le même thème

Enchères Ventes aux enchères

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique