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Placements: 30 grands investisseurs aimeraient plus d’actifs dédiés à la biodiversité

Déjà en vogue avant la crise du coronavirus, la finance durable bénéficie d’un soutien de poids. Pas moins de 30 investisseurs représentant 6 000 milliards d’euros d’actifs demandent aux fournisseurs de données de développer des indicateurs dédiés à la biodiversité et non plus seulement à la réduction de l’empreinte carbone, relayent Les Echos.

« Le besoin d’un indicateur sur les questions de biodiversité est d’autant plus important compte tenu du contexte politique actuel, avec notamment une volonté de relance verte de l’économie », explique au quotidien Sarah Maillard, analyste ISR chez Mirova. Pourtant, un premier appel a été lancé au début de l’année 2020 par quatre gérants français: Sycomore, filiale de Generali Investments, Mirova, affilié de Natixis IM, Axa IM et BNP Paribas AM. Depuis, ils ont été rejoints par des homologues du monde entier.

Tous espèrent voir naître un indicateur de finance verte regroupant des problématiques aussi variées que la déforestation, la pollution des eaux et des sols, l’utilisation des pesticides, la fragmentation des milieux naturels, mais aussi les émissions de gaz à effet de serre. « Les impacts environnementaux sont imbriqués les uns avec les autres », rappelle Jean-Guillaume Péladan, responsable de la recherche ISR chez Sycomore. 

14 propositions

Parallèlement au premier appel, les quatre pionniers ont émis un appel à manifestation d’intérêt pour accompagner la création d’un indicateur de ce type. Bien leur en a pris puisqu’il a suscité 14 propositions. Elles émanent essentiellement de consortiums composés de spécialistes de l’évaluation environnementale et de fournisseurs de données. Parmi eux figurent, notamment, Carbon4Finance, Impak ou encore Quantys.

A LIRE >> Placements: comment y voir clair dans les fonds durables

Les gérants de l’appel annoncent que la sélection du finaliste aura lieu début juin. Ils espèrent qu’un indicateur final sera prêt dès 2021. « Nous voulons respecter deux grands principes, prendre en compte l’ensemble du cycle de vie des produits et les impacts positifs comme négatifs », précise Sarah Maillard.

Rédaction Mieux Vivre

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