Placements : tout savoir sur le SRRI

Devenu un indicateur clé en gestion collective, le SRRI n’est pas toujours connu du grand public. Décryptage sur l’utilité et le calcul de cet outil censé donner en un coup d’œil une idée du risque associé à un placement.

Le SRRI est un indicateur de risque défini selon une échelle à 7 niveaux. Crédit: iStock

SRRI. Depuis quelques années ces quatre lettres sont devenues familières des professionnels de la gestion et du conseil. Pour autant, et bien que cet indicateur ait été imposé pour aider le public à comparer les différentes offres, peu de particulier le maîtrise. Mieux vivre votre argent a donc décidé de faire le point sur la question.

Qu’est-ce que le SRRI ?

Derrière cette abréviation se cache le Synthétic Risk and Reward Indicator, que l’on peut traduire en Français par indicateur synthétique de risque et de rendement. Plus concrètement, le SRRI évalue le profil de risque d’un placement.

Il est précisément devenu une référence dans le domaine des OPCVM puisque depuis 2011, il doit figurer dans le document d’information clé (Dici), remis à chaque client.

A quoi le SRRI sert-il ?

Le SRRI a été promu pour remplir deux objectifs. Il permet en premier lieu au public de comparer les risques induits par différents placements, y compris de natures différentes (en ayant recours à la même échelle de valeur).

Il permet par ailleurs de vérifier qu’un produit vendu par un professionnel correspond bien au profil de risque du client. Les professionnels doivent en effet s’assurer de la bonne adéquation entre les produits/stratégies conseillés et la tolérance au risque du client. Le SRRI est ici un indicateur clé.

Comment le SRRI se calcule-t-il ?

Le SRRI est basé sur la volatilité historique du produit. Le calcul se fait sur 5 ans en prenant des intervalles hebdomadaires (les résultats sont ensuite annualisés).

Pour mémoire, la volatilité mesure l’amplitude des performances par rapport à la moyenne (en utilisant la notion d’écart-type).

Imaginons, un fonds ayant une performance annuelle moyenne de 5% et une volatilité historique de 10%. Cela signifie que deux fois sur trois (plus exactement dans 68% des cas), sa performance annuelle est comprise entre -5% et +15% (plus ou moins un écart-type par rapport à la moyenne).

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Ainsi, plus la volatilité est élevée, plus l’amplitude des performances est grande et plus le risque pris est important.

C’est cette amplitude de variations que mesure le SRRI. Il est à noter que si l’ancienneté du produit n’est pas suffisante pour offrir 5 ans d’historique, une reconstitution est faite avec un indice ou un portefeuille comparable. Et bien entendu, la volatilité étant une donnée évolutive, le SRRI doit être régulièrement tenu à jour.

Comment un SRRI se lit-il ?

Pour aider le public à y voir clair, une échelle simplifiée a été adoptée. Elle est graduée de 1 à 7, de la volatilité la plus faible à la volatilité la plus élevée.

Comme le montre le tableau ci-dessous, un score intermédiaire de 4 correspond par exemple à une volatilité comprise entre 5% et 10%. Avec un SRRI de 7, la volatilité dépasse les 25%.

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