Catégories : Placements

Placements: l’épargne de précaution partie pour durer?

Avec le confinement, les Français n’ont pas eu le choix. D’un côté, les dépenses ont été freinées, de l’autre, le chômage partiel a permis la préservation du pouvoir d’achat. Alors, l’épargne a progressé. Selon la Banque populaire et à la Caisse d’épargne française (BPCE), entre mars et mai 2020, les placements financiers auraient atteint près de 39 milliards d’euros supplémentaires par rapport à une période normale. Pour autant, l’assurance vie n’a pas été privilégiée par les épargnants.

Ces derniers lui ont préféré les dépôts à vue, de façon à pouvoir retirer leur argent à tout moment, puis les livrets. Avec la montée du chômage et l’incertitude sanitaire, les Français restent prudents malgré le déconfinement, note Alain Tourdjman, directeur des Etudes économiques du Groupe BPCE. S’il n’écarte pas une prise de recul face à la manière de consommer, il rappelle qu’après un choc involontaire, une certaine inertie du comportement d’épargne est courante sitôt le rebond technique de la consommation passé.

Un niveau élevé en 2021

Pour autant, si le groupe prévoit une réduction du taux d’épargne et des placements financiers en 2021, il table sur un niveau « très haut au regard du passé ». Pour l’épargne, il estime un taux de 17,4% contre 22,2% en 2020. Pour les placements, il penche pour un volume de 65,6 milliards d’euros, contre 89,4 milliards d’euros en 2020. 

A LIRE >> Relance économique: le Sénat vote le déblocage exceptionnel de l’épargne salariale

Dans ce contexte marqué par l’attentisme, l’assurance vie devrait toutefois rebondir en 2021, grâce à la remontée des produits euros et à la résistance relative des unités de compte. Mais, selon la BPCE, elle restera en dessous du niveau atteint en 2019.

 Un ajustement partiel des prix

Du côté de l’immobilier, l’attentisme est aussi de mise. « La construction, comme les ventes dans l’ancien, a subi un choc majeur avec des pertes d’activité largement irrécouvrables et un retour à la normale improbable avant 2022 », note Alain Tourdjman. Mais cette fois, contrairement à 2009, les taux d’intérêts restent bas. Aussi, le ralentissement du marché du crédit immobilier est limité. Quid des prix ? Le directeur estime qu’ils devraient s’ajuster très partiellement à la chute des volumes à l’horizon 2021.

Rédaction Mieux Vivre

Partager
Publié par
Rédaction Mieux Vivre

Articles récents

En cas de changement dans la filiation, la pension peut être restituée

Pour la Cour de cassation, la modification de la filiation paternelle d’un enfant peut entraîner pour la mère, qui en…

26/09/2020 10:58

Semaine dans le rouge pour la Bourse de Paris

L’indice phare de la place parisienne a cédé 5% sur la semaine. La raison tient au retour des inquiétudes sur…

25/09/2020 18:38

La dette publique, en forte augmentation, monte à 114,1% du PIB

À la fin du deuxième trimestre 2020, les emprunts de l’État représentaient 2 638 milliards d’euros, selon les chiffres de…

25/09/2020 17:20

Immobilier : au deuxième trimestre, le prix des logements augmente de 5,5% sur un an

Au premier trimestre, le prix des logements anciens et neufs affichait une hausse de 4,9%, selon l’Insee.

25/09/2020 17:12

La Bourse japonaise, en quête de la reprise mondiale

L’arrivée de M. Yoshihide Suga comme premier ministre ne devrait pas apporter de grands changements dans la politique économique du…

25/09/2020 16:53

Automobile : Bruno Le Maire ne veut pas d’un malus au poids

Préconisée par la Convention citoyenne pour le climat, l’instauration d’une taxe sur les véhicules les plus lourds n’est pas du…

25/09/2020 15:20