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Placements: les ventes en ligne d’objets d’art à petits prix se multiplient

Depuis le début du confinement, les sites français d’enchères fixent de nombreux rendez-vous proposant des œuvres mises en vente à des tarifs bas.

Confrontés au confinement, les commissaires-priseurs français ont développé les ventes aux enchères en ligne, expliquent Les Échos. Bien leur en a pris, puisque ces rendez-vous rencontrent un franc succès. Il en existe deux types: celles dites « live » et celles basées sur un catalogue. 

Dans le premier cas, les ventes ressemblent à celles habituellement organisées dans les salles, mais sans le public. Face à une caméra, le commissaire-priseur présente et adjuge des lots. Les enchères sont prises en direct par son équipe de collaborateurs, dont les yeux sont rivés sur l’écran de leur ordinateur. Dans le second cas, des objets sont mis en vente jusqu’à une date déterminée. Les acheteurs potentiels peuvent enchérir quand bon leur semble jusqu’à la fin de cette période. Quant au commissaire-priseur, il n’intervient pas, l’informatique s’occupe de tout.

Le grand retour des petits lots

Depuis le 17 mars, date du début du confinement, Interenchères a organisé 78 ventes. Le panier moyen s’est établi autour de 214 euros. Chez Drouot Digital, 87 ventes ont eu lieu. Le panier moyen était de 160 euros, pour les ventes sans commissaire-priseur, et de 860 euros pour les ventes « live ». 

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Plus petite, l’étude parisienne Alexandre Million annonce quant à elle 43 ventes entre le 17 mars et le 11 mai prochain. Des rendez-vous qui enregistrent six fois plus de demandes qu’à l’accoutumée. Et dans toutes les maisons de vente, les petits lots de moins de 2 000 euros font leur grand retour. Ce qui n’empêche pas la présentation de belles pièces.