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Le crowdfunding séduit toujours plus de porteurs de projets comme d’épargnants

Les montants collectés au titre du financement participatif ont crû l’an dernier de 56% pour atteindre 629 millions d’euros. Ils l’ont été essentiellement sous la forme d’obligations et ont concerné principalement le secteur de l’immobilier.

L’association Financement Participatif France (FPF) et le cabinet Mazars ont publié le baromètre annuel du crowdfunding en France pour 2019.

Les montants collectés au titre du financement participatif, la catégorie phare du baromètre, ont augmenté l’an dernier de 56% pour atteindre 629 millions d’euros sur un total de 1,4 milliard d’euros collectés sur les plateformes de financement alternatif toutes catégories confondues (comprenant également les fonds de prêt aux entreprises, les cagnottes en ligne et les projets de solidarité embarquée, – arrondi sur salaire, arrondi sur ticket de caisse, etc).

En cinq ans, ils ont quasiment quadruplé, preuve que le crowdfunding s’inscrit dans le paysage du financement des projets en France et est « devenu une forme à part entière de finance populaire ».

Différents modes de financement existent : don avec ou sans récompense, prêt rémunéré ou non, émission d’obligations, minibon, investissement en capital ou en royalties.

La croissance du crowdfunding s’explique par deux raisons principales : sa démocratisation auprès des porteurs de projet comme des prêteurs et donateurs, et son intégration progressive et pérenne dans les circuits de financement de l’économie de manière complémentaire aux acteurs historiques (banques, fonds, …).

Le secteur de l’immobilier est le plus recherché

Le financement participatif a permis de financer l’an dernier 19.954 projets, essentiellement sous la forme d’obligations (pour près des trois-quarts de la collecte globale).

Le secteur économique a concentré la grande majorité des sommes collectées en 2019 (576 millions d’euros), et plus particulièrement le secteur de l’immobilier (57%), suivi par l’environnement et les énergies renouvelables (16%), puis les commerces et services (10%). Le secteur culturel (spectacle vivant, audiovisuel, musique, etc.) a réuni de son côté 32 millions d’euros, tandis que le secteur social (éducation, humanitaire, etc.) a collecté 21 millions.

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« Le financement participatif apporte des solutions innovantes que les entreprises et les acteurs de l’économie sociale et  solidaire plébiscitent en tant que porteurs de projet mais aussi les particuliers dans leur choix d’allocation de leur épargne. Tous les secteurs d’activité sont aujourd’hui concernés : des plus traditionnels au plus innovants. », conclut Bertrand Desportes, Associé, responsable de la plateforme FinExp chez Mazars.