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Selon l’Insee, les plus riches épargnent et les plus modestes dépensent de manière contrainte

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Le constat dressé par l’Insee est plutôt logique : « Plus d’épargne chez les plus aisés, plus de dépenses contraintes chez les plus modestes. » L’étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) porte sur des données de 2017 : le revenu moyen disponible brut (RDB) s’élevait à 45 876 euros et les dépenses de consommation à 38 570 euros. Le taux d’épargne était donc de 15,9%, mais avec de fortes disparités en fonction des revenus des ménages. Pour 20% des plus modestes (premier quintile), le taux d’épargne était de 2,7%, alors qu’il était de 28,4% pour 20% des foyers les plus aisés (cinquième quintile), soit 4,3 fois inférieur (contre 4,8 fois en 2011). « En tenant compte des transferts sociaux en nature dont bénéficient les ménages, les inégalités se réduisent, avec un rapport de 1 à 3 entre le premier et le dernier cinquième de la distribution », écrivent les auteurs de l’étude.

Concernant le revenu disponible moyen par unité de consommation (UC), il était d’environ 2 500 euros brut par mois, soit 29 954 euros par an, mais « cette moyenne cache d’importantes disparités entre les ménages des différents quintiles de niveau de vie », précise l’institut. En effet, le revenu disponible brut par unité de consommation (RDB/UC) des 20% les plus modestes était de 1 100 euros par mois en 2017 et de 4 700 euros pour les 20% les plus aisés. Si on prend en compte les revenus nets d’activité et les revenus du patrimoine, l’écart serait de 1 à 10 entre le premier et le dernier quintile, alors que sans le patrimoine, l’écart se réduit à 4,3 points.

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Plus d’argent consacré à l’alimentation, aux communications et au tabac

Par ailleurs, à propos des dépenses de consommation, l’alimentation a plus de poids dans le budget des plus modestes : le poste de dépenses est supérieur de 4,6 points à celui des plus aisés. Idem pour les communications, l’alcool et le tabac : les ménages aux revenus les plus faibles dépensent deux fois plus dans ces postes-là. « En revanche, la part budgétaire de l’ameublement et de l’entretien de la maison est moins importante », écrit l’Insee, ce qui donne aussi une indication sur la part de propriétaires au sein du premier quintile, qui dépense aussi moins d’argent en restaurants et hôtels. Néanmoins, la structure du panier de consommation reste « assez proche pour tous les quintiles » et elle est « nettement moins contrastée que la structure du revenu ». L’épargne d’un ménage est plus importante chez les plus aisés. L’Insee a également étudié les écarts en prenant en compte les âges.