Placement: le livret A séduit toujours autant les épargnants

Des montants record ont été déposés sur les livrets A depuis le début de l’année 2019. Une conséquence du mouvement des gilets jaunes ?

L'encours du Livret A s'élève à 291,7 milliards d'euros fin mars 2019. Crédit: GILE Michel/SIPA

Qu’est-ce qui pousse encore les Français à épargner ? Selon des chiffres dévoilés mercredi 24 avril par la Caisse des dépôts, les épargnants ont déposé sur le Livret A au mois de mars 2019, 1,97 milliard d’euros. Si l’on cumule depuis le 1er janvier, le montant total s’élève à 7,90 milliards d’euros.

Des encours record

Un autre livret a aussi le vent en poupe : les épargnants ont déposé sur leur Livret de développement durable et solidaire (LDDS) près de 540 millions d’euros en mars. La collecte depuis le 1er janvier s’élève à 1,75 milliard d’euros. Livret A et LDDS réunis, le dépôt total en mars s’élève à 2,52 milliards d’euros.

Un engouement qui ne se dément pas depuis le début de l’année. Sur le premier trimestre 2019, les Français ont stockés sur ces placements près de 9,65 milliards d’euros, ce qui correspond à 76% de la collecte totale de 2018 (12,69 milliards d’euros), rappelle Boursier.com. Au total, les encours sur ces deux livrets s’élèvent au 31 mars 2019 à 401,1 milliards d’euros, soit 291,7 milliards pour le Livret A et 109,4 pour le LDDS, un nouveau record.

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Des placements qui font pourtant perdre de l’argent

Un record et une surprise : compte tenu d’une inflation qui reprend de la vigueur et des taux rémunérateurs très bas (0,75% pour le Livret A), ces placements font perdre plus d’argent qu’ils n’en font gagner. Selon Les Echos, ce regain d’épargne peut être une conséquence des mesures annoncées par le président de la République, en réponse à la crise des gilets jaunes, la prime « Macron », la défiscalisation des heures supplémentaires, le renforcement de la prime d’activité. Aussi, le ministère des Comptes publics a distribué en janvier un acompte aux bénéficiaires de certains crédits d’impôts.

Pour Philippe Crevel, fondateur du Cercle de l’épargne, cité par Le Monde, le contexte économique joue : « Le premier motif d’économies est en effet l’épargne de précaution. Quand l’avenir est incertain, comme c’est le cas depuis plusieurs mois […], on épargne plus et on se dirige surtout vers les produits qu’on connaît bien. Le rendement n’est pas la priorité dans ce cas. D’autant que les périodes de regain d’inflation s’accompagnent traditionnellement d’une légère poussée d’épargne. »

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